Dr lumiere
11/09/2008, 20h11
Gérer le diabète pendant le Ramadan
Pendant le Ramadan, l’un des cinq piliers de l’Islam, le jeûne est un devoir pour tous les musulmans adultes et sains. Le Ramadan, qui correspond à un mois lunaire, peut durer 29 ou 30 jours et, en fonction du lieu géographique et de la saison, le jeûne quotidien peut durer quelques heures ou atteindre près de 20 heures. Les musulmans qui jeûnent pendant le Ramadan doivent s’abstenir de manger, de boire, de prendre des médicaments oraux et de fumer de l’aube au coucher du soleil. Il n’y a aucune limite à la consommation d’aliments et de boissons entre le coucher du soleil et l’aube. Mahmoud Ashraf Ibrahim décrit les défis liés au jeûne pour les personnes atteintes de diabète et leurs prestataires de soins et nous fournit quelques pistes importantes pour garantir la santé et le bien-être des personnes pendant le Ramadan.D’après les estimations, il y aurait quelque 1,5 milliard de musulmans dans le monde, soit près de 25 % de la population mondiale.
L’étude EPIDIAR (Epidemiology of Diabetes and Ramadan), réalisée sur lapopulation générale (impliquant 12 243 personnes atteintes de diabète vivant dans 13 pays islamiques), a révélé qu’environ 43 % des personnes atteintes de diabète de type 1 et 79 % des personnes atteintes de diabète de type 2 jeûnaient pendant le Ramadan.1 Sur la base d’une prévalence mondiale de 4,6 %, nous pouvons estimer que près de 50 millions de musulmans atteints de diabète dans le monde jeûnent un mois par an.
Le Coran (le livre sacré de la religion musulmane) dispense spécifiquement les personnes atteintes d’une condition médicale du devoir de jeûne, en particulier si il peut avoir des conséquences néfastes. Les personnes atteintes de diabète entrent dans cette catégorie puisque leur condition est un trouble métabolique chronique qui peut les exposer à un risque élevé de développer plusieurs complications si le rythme et le volume des repas et des boissons sont fortement altérés.
Pourtant, de nombreuses personnes atteintes de diabète insistent pour jeûner pendant le Ramadan. La décision du jeûne est généralement prise par trois personnes : la personne atteinte de diabète, son prestataire de soins et un conseiller religieux. Il est extrêmement important que les personnes atteintes de diabète et leurs prestataires de soins soient conscients des risques potentiels associés au jeûne.
Complications
Il faut souligner que le jeûne chez les personnes atteintes de diabète de type 1,
et chez les personnes atteintes de diabète de type 2 dont les taux de glycémie sont mal gérés, est associé à de multiples risques. Le jeûne pendant le Ramadan a été unanimement découragé par le milieu médical pour les personnes atteintes de diabète. Parmi les principales complications potentielles liées au diabète provoquées par le jeûne, citons l’hypoglycémie, l’hyperglycémie, l’acidocétose
diabétique et la thrombose.
Hypoglycémie
La réduction de l’apport en aliments est un facteur de risque bien connu de l’hypoglycémie.
On estime que l’hypoglycémie est la cause de 4 % des décès chez les personnes atteintes de diabète de type 1. Il n’existe pas d’estimation fiable sur la contribution
de l’hypoglycémie à la mortalité chez les personnes atteintes de diabète de type 2
mais elle serait une cause de décès occasionnelle.
Hyperglycémie
Les effets du jeûne observés chez les personnes atteintes de diabète sont variés :
soit il aggrave la situation, soit il l’améliore, soit il n’entraîne aucune modification.
L’étude EPIDIAR a révélé une multiplication par cinq de l’incidence de l’hyperglycémie grave (nécessitant une hospitalisation) pendant le Ramadan chez les personnes atteintes de diabète de type 21 – sans doute due à la réduction excessive de la prise d’hypoglycémiants.
Acidocétose diabétique
Les personnes atteintes de diabète qui jeûnent pendant le Ramadan sont exposées à un risque accru de développer une acidocétose diabétique, en particulier lorsque
le taux de glycémie est élevé avant le début de la période de jeûne. En outre, le
risque d’acidocétose diabétique peut être exacerbé par une trop forte réduction de
l’insuline – liée à la réduction de l’apport en aliments pendant un mois.
Pendant le Ramadan, l’un des cinq piliers de l’Islam, le jeûne est un devoir pour tous les musulmans adultes et sains. Le Ramadan, qui correspond à un mois lunaire, peut durer 29 ou 30 jours et, en fonction du lieu géographique et de la saison, le jeûne quotidien peut durer quelques heures ou atteindre près de 20 heures. Les musulmans qui jeûnent pendant le Ramadan doivent s’abstenir de manger, de boire, de prendre des médicaments oraux et de fumer de l’aube au coucher du soleil. Il n’y a aucune limite à la consommation d’aliments et de boissons entre le coucher du soleil et l’aube. Mahmoud Ashraf Ibrahim décrit les défis liés au jeûne pour les personnes atteintes de diabète et leurs prestataires de soins et nous fournit quelques pistes importantes pour garantir la santé et le bien-être des personnes pendant le Ramadan.D’après les estimations, il y aurait quelque 1,5 milliard de musulmans dans le monde, soit près de 25 % de la population mondiale.
L’étude EPIDIAR (Epidemiology of Diabetes and Ramadan), réalisée sur lapopulation générale (impliquant 12 243 personnes atteintes de diabète vivant dans 13 pays islamiques), a révélé qu’environ 43 % des personnes atteintes de diabète de type 1 et 79 % des personnes atteintes de diabète de type 2 jeûnaient pendant le Ramadan.1 Sur la base d’une prévalence mondiale de 4,6 %, nous pouvons estimer que près de 50 millions de musulmans atteints de diabète dans le monde jeûnent un mois par an.
Le Coran (le livre sacré de la religion musulmane) dispense spécifiquement les personnes atteintes d’une condition médicale du devoir de jeûne, en particulier si il peut avoir des conséquences néfastes. Les personnes atteintes de diabète entrent dans cette catégorie puisque leur condition est un trouble métabolique chronique qui peut les exposer à un risque élevé de développer plusieurs complications si le rythme et le volume des repas et des boissons sont fortement altérés.
Pourtant, de nombreuses personnes atteintes de diabète insistent pour jeûner pendant le Ramadan. La décision du jeûne est généralement prise par trois personnes : la personne atteinte de diabète, son prestataire de soins et un conseiller religieux. Il est extrêmement important que les personnes atteintes de diabète et leurs prestataires de soins soient conscients des risques potentiels associés au jeûne.
Complications
Il faut souligner que le jeûne chez les personnes atteintes de diabète de type 1,
et chez les personnes atteintes de diabète de type 2 dont les taux de glycémie sont mal gérés, est associé à de multiples risques. Le jeûne pendant le Ramadan a été unanimement découragé par le milieu médical pour les personnes atteintes de diabète. Parmi les principales complications potentielles liées au diabète provoquées par le jeûne, citons l’hypoglycémie, l’hyperglycémie, l’acidocétose
diabétique et la thrombose.
Hypoglycémie
La réduction de l’apport en aliments est un facteur de risque bien connu de l’hypoglycémie.
On estime que l’hypoglycémie est la cause de 4 % des décès chez les personnes atteintes de diabète de type 1. Il n’existe pas d’estimation fiable sur la contribution
de l’hypoglycémie à la mortalité chez les personnes atteintes de diabète de type 2
mais elle serait une cause de décès occasionnelle.
Hyperglycémie
Les effets du jeûne observés chez les personnes atteintes de diabète sont variés :
soit il aggrave la situation, soit il l’améliore, soit il n’entraîne aucune modification.
L’étude EPIDIAR a révélé une multiplication par cinq de l’incidence de l’hyperglycémie grave (nécessitant une hospitalisation) pendant le Ramadan chez les personnes atteintes de diabète de type 21 – sans doute due à la réduction excessive de la prise d’hypoglycémiants.
Acidocétose diabétique
Les personnes atteintes de diabète qui jeûnent pendant le Ramadan sont exposées à un risque accru de développer une acidocétose diabétique, en particulier lorsque
le taux de glycémie est élevé avant le début de la période de jeûne. En outre, le
risque d’acidocétose diabétique peut être exacerbé par une trop forte réduction de
l’insuline – liée à la réduction de l’apport en aliments pendant un mois.