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Voir la version complète : Parlons de l'hypertention arterielle -HTA-


CENDRILLON
26/02/2011, 11h56
Bonjour Tout le monde.
Chères confrères et consœurs ( la famille médicale et para-médicale et toute autre personne intéressée par le domaine de la science) ;Permettez moi d'ouvrir ce nouveau topic qui nous servira inchallah de fenêtre constamment ouverte sur une maladie inquiétante vu sa co-morbi mortalité élevée dans le monde entier et dans notre pays L'Algérie!


L'HTA (http://medecine.sante-dz.org/cours/cardio/hta.htm) est un motif très fréquent de consultation qu'on le vois constamment dans notre pratique quotidienne et les nouveaux cas sont de plus en plus nombreux ,sans parler des urgences liées aux pics et ses complications invalidantes et toute la cascade qui suive et à mon sens il est vraiment impardonnable qu'un médecin généraliste ait une main dans l'aggravation de cette maladie par ignorance de la conduite pratique adéquate et les nouvelles recommandations !!!!car la sphère médicale est un monde qui ne doit en aucun cas souffrir de l'absence des mises à jour....


Donc ne soyons pas impliqués dans la souffrance de nos patients avec tout notre gré on versant sur le compte de la maladie notre inconsciente balourdise qui pèsera lourd sur la santé public , et comme dit le dictant :"l'ignorance est mère de tout les maux" alors qu'on est censé apporter soulagement et guérison ...à nos patients


Comblons nos lacunes par le savoir ,corrigeons nos bévues par la recherche , posons les questions qui nous intriguent pour avoir des excellents résultats dans nos conduites qui se répercuteront sur la santé de nos prochains.


J'invite un spécialiste dans le domaine , à être le parrain de ce topic , pour qu'il guidera nos conversations et nous mettra dans la bonne voie.
Les conseils pratiques d'un spécialiste sont d'une valeur inestimables ...On vous tende la main pour que vous nous aidiez à s'en améliorer!
Et on vous remercie d'avance !Baraka Allah fikoum


J'ai pas une grande connaissance en ce qui concerne l'HTA(au du moins je suis insatisfaite!!:euh:) , je veux maitriser ses différentes situations allant de la prise en charge initiale jusqu'à en juguler les urgences hypertensives (http://ebooks.forumed.org/urgences_hypertensives.html)!! et je crois que c'est le souhait de tout autre médecin voulant évolué et donnant de son moi ,ca va quand même nous épargner les crises de conscience :Triste:


J'espère que vous seriez nombreux à enrichir ce topic que se soit avec vos questions ( tout en sachant que :toute question qui a une réponse ne peut se qualifier de "bête" par conséquent y a pas de bêtes questions donc n'hésitez surtout pas à chercher d'éclairer les coins sombres de vos connaissances ...) ou de vos attributions instructives .


Acceptez de ma part mes salutations les plus distinctes !
Je vous remercie d'avance , Et Bon courage à vous tous(tes)


Tendrement
Cendri!

MANAR
26/02/2011, 12h40
Merci bien Cendrillon pour ce nouveau topique consacré pour l'HTA , on peut pas pas aborder ce problème de santé publique sans parler de FDR cardio-vasculaires (http://medecine.sante-dz.org/define/fr/index.php?pag=dico&tri=Facteurs%20de%20risque%20cardio-vasculaire).

Très bonne participation :content2:

http://college-de-vevey.vd.ch/maitres/cours_homepage/circulation_sanguine/images/coeur_prevention_gd.jpg

wassila09
26/02/2011, 15h00
bjr
tres bonne initiative cendrillon merci
j'espere qu'on va enrichir ce topic:ALGERIA:

djidjipif
26/02/2011, 22h44
Je remercie fortement cendrillon et ceux qui l'ont remercié aussi pour ce topic.
dji

amina22
27/02/2011, 16h55
merci cendrillon pour ce topic c'est tres interessant
l'HTA est une maladie tres courante et un medecin generaliste doit maitriser bien sa priese en charge
il faut d'abord confirmer que l'HTA est essentiel càd n'a pas une cause secondaire

amina22
27/02/2011, 17h02
bilan initial:

un examen clinique complet avec notamment une auscultation cardiaque et pulmonaire, la palpation des pouls et l'auscultation des trajets de certaines artères notamment au niveau des membres inférieurs ;
un électrocardiogramme (ECG), examen totalement indolore qui peut être réalisé au cabinet de votre médecin généraliste ou chez un cardiologue. Cet examen permet :

d'apprécier le bon fonctionnement du cour, la régularité de son rythme ;
de rechercher une hypertrophie de certaines parties du cour (hypertrophie du ventricule gauche) et/ou des signes d'ischémie myocardique (mauvaise irrigation du muscle cardiaque) liée à un rétrécissement ou un spasme des artères qui nourrissent le cour, appelées artères coronaires ;

une prise de sang afin de réaliser un dosage :

uremie, créatininémie (pour apprécier le fonctionnement des reins) ;
ionogramme sanguin(natremie ,kaliemie) ;
de la glycémie à jeun (taux de sucre dans le sang) ;
du cholestérol sanguin (cholestérol total et HDL-cholestérol) et des triglycérides ;
T3,T4

un examen d'urine afin de vérifier simplement à l'aide d'une bandelette, l'absence de protéine ou de sang dans les urines.

DocHope
27/02/2011, 17h31
Faisons une petite intro avant d'entamer la CAT :

C’est quoi la pression artérielle ?

C’est la pression sous laquelle le sang circule dans les artères.

*La pression artérielle systolique PAS : pression du sang au moment de la systole c.-à-d. au moment de la contraction (et de la propulsion) cardiaque, c’est la pression maximale.
*La pression artérielle diastolique PAD : pression du sang au moment de la diastole c.-à-d. au moment du relâchement (et du remplissage) cardiaque, c’est la pression minimale.

C’est quoi l’hypertension artérielle ?

C’est l’augmentation permanente des chiffres tentionnels :
Au-delà de 140 mm Hg pour la systolique et 90 mm Hg pour la diastolique.
Sauf pour le diabétique ; est considérée comme une hypertension, une tension artérielle >ou= 130/85 mmHg.

Causes de l'HTA :

95% sont des HTA essentielles c.-à-d. sans pathologie sous-jacente identifiée.
5% sont des HTA secondaires à des pathologies identifiables à savoir, rénale, cardiovasculaire, endocrinienne.

Facteurs de risque : (copiés/collés d’un site) :

-La surcharge pondérale.
-Le stress.
-Le régime alimentaire : une alimentation trop riche en gras d'origine animale et pauvre en fruits et légumes favorise l'hypertension.
-Prédisposition familiale.
-Autres facteurs : d'autres facteurs peuvent être mis en cause, tels qu'une consommation excessive d'alcool, la prise de certains médicaments (pilule), l'âge, des douleurs intenses de type rhumatismal, des conflits familiaux ou professionnels, etc.

Rq: Près de 35% des algériens sont hypertendus. :Triste:

MANAR
27/02/2011, 17h37
Définition :

Selon l’OMS, on définit l’HTA par une PAS ≥ 140mmHg et / ou une PAD ≥ 90mmHg confirmée par des mesures répétées de la PA au cabinet de consultation dans des conditions satisfaisantes.
La qualité de la mesure est primordiale et requiert une méthodologie rigoureuse.

-La PA doit être prise aux 2 bras,
-Chez un adulte ne prenant pas d’antihypertenseurs et ne présentant aucune maladie aiguë.
Avant toute intervention thérapeutique, il faut :

-Affirmer l’authenticité de l’HTA par une mesure tensionnelle rigoureuse.
-Affirmer la permanence de l’HTA.
-Effectuer un bilan minimum.
-Prise en compte des FDR.
-


Classification de l’HTA (adultes ≥18 ans) selon les recommandations de la SSH 2007:

http://rms.medhyg.ch/loadimg.php?FILE=RMS/RMS_170/RMS_170_1910/print_RMS_idPAS_D_ISBN_pu2008-32s_sa03_art03_img002.jpg



http://www.automesure.com/library/pdf/HTA-cespharm5.pdf

CENDRILLON
27/02/2011, 18h26
Jetons un coup d'oeil sur le système cardio-vasculaire:
C'est une petite surface utilisant des mots simples pour que tout le monde puisse nous suivre , donc démarrons depuis le zéro pour en arrivé aux chose plus complexes


Vue générale sur le coeur:

En bleu :les vaisseaux contenant du sang peu oxygéné
En rouge: les vaisseaux contenant du sang riche en oxygène


1 2 : artères pulmonaires
3 4 vaisseaux ramenant le sang des organes au cœur
5 6 : veines pulmonaires
7 : artère aorte
http://www.echecsetmaths.com/site%20coeur/images/vues%20g1.jpg


http://www.echecsetmaths.com/site%20coeur/images/vues%20g2.jpg


--> sang riche en O2 --> Sang Riche en CO2




Réseau de distribution:


Un réseau d'artères, de veines, de vaisseaux, de capillaires qui couvre tout le corps.

En bleu le sang pauvre en O2En rouge le sang riche en O2 http://www.echecsetmaths.com/site%20coeur/images/corps.jpg
http://www.echecsetmaths.com/site%20coeur/images/distri2.gif

Au repos,l'abdomen,les reins et les autres organes consomment moins de sang.



Pendant un exercice intense,la peau, le cœur et surtout les muscles ont besoin de davantage de sang.

La consommation du cerveau reste la même au repos et pendant une activité intense.

Les besoins en sang au repos pendant une minute sont de5 810 ml.

Les besoins de sang pendant une activité intense sont de17 500 ml.



Circulation en circuit fermé:
100 km de vaisseaux - 100 000 km de capillaires
Coeur------Organes-----Cœur-------poumons-----Cœur


Le cœur a un côté droit où circule le sang "bleu", en réalité il est rouge sombre

car il a perdu son oxygène en le distribuant aux cellules,

et un côté gauche d'où repart le sang rouge de nouveau approvisionné en oxygène

pour nourrir le corps pendant son circuit.

Le sang accomplit ce parcours aller-retour plus de 100 000 fois par jour.



http://www.echecsetmaths.com/site%20coeur/images/parcoursang.gif


Un système de pompe:


On injecte une substance opaque aux rayons X.

De cette manière, on peut suivre le déplacement du sang



http://www.echecsetmaths.com/site%20coeur/images/Radiographie_coeur.gif



Le cœur est une pompe qui organise la circulation du sang.



Le sang arrive au cœur par les veines

et en repart par les artères.



Le cœur est composé de quatre cavités :

deux oreillettes qui reçoivent le sang et deux ventricules qui le rejettent.



Des cloisons étanches les séparent.

Entre les oreillettes et les ventricules, les ventricules et les artères, des valves,

sortes de portes automatiques, laissent passer le sang

et se referment ensuite pour l'empêcher de revenir en arrière.

Ainsi le sang rouge et "le bleu" ne se mélangent pas.



Quatre valves s'ouvrent et se ferment passivement sous l'effet de la pression du sang.

Elles évitent que le sang ne reflue à contre-courant.

Notre cœur propulse chaque jour 7000 litres de sang.



Le "BOUM - TAC - BOUM - TAC" que tu entends est le bruit

qui se produit à chaque ouverture et fermetures des valves.

BOUM : fermeture des valves entre oreillettes et ventricules.

TAC : fermeture des valves des artères pulmonaire et aortique.


Ce moteur qui doit fonctionner pendant près de 90 ans se contracte 80 fois par minute.



Un cœur qui marche depuis 10 ans, s'est déjà contracté plus de 41 milliards de fois !





Variations du rythme cardiaque selon l'activité
http://www.echecsetmaths.com/site%20coeur/images/activites.jpg

CENDRILLON
27/02/2011, 18h50
L'appareil circulatoire


L'appareil circulatoire a pour fonction de transporter le sang dans tout l'organisme. Il forme un circuit fermé. Lorsque l'on saigne, cela signifie que la paroi d'un ou de plusieurs vaisseaux sanguins est rompue. Il y a hématome ou ecchymose si le sang reste contenu dans les tissus, hémorragie interne si le sang reste contenu dans une cavité interne et hémorragie externe si le sang s'écoule vers l'extérieur du corps.



L'appareil circulatoire est composé:


du coeur qui sert de pompe et qui chasse le sang vers tous les organes du corps. Le coeur est un muscle creux composé de 4 cavités : deux oreillettes qui reçoivent le sang et 2 ventricules qui chassent le sang. Des valvules, sortes de soupapes, empêchent le sang de revenir en arrière et le forcent à suivre le sens de la circulation. Le coeur est séparé en deux parties (oreillette et ventricule gauches - oreillette et ventricule droits) par une cloison; cela empêche le sang oxygéné de se mélanger avec le sang non oxygéné.

http://ns203417.ovh.net/cgi2/myexam/images2/30481.gif


des vaisseaux sanguins qui servent au transport du sang.


Types de vaisseaux sanguins :


les artères conduisent du sang qui part du coeur vers les organes; (sauf l'artère pulmonaire)
les veines conduisent du sang qui va vers le coeur;(sauf les veines pulmonaires)

ARTère=le sang pART du coeur
VEine=le sang va VErs le coeur


les capillaires sanguins qui sont de très petits vaisseaux de la grandeur d'un cheveu (capillus = le cheveu). C'est au niveau des capillaires qu'ont lieu les échanges gazeux (oxygène - gaz carbonique).

Sang rouge et sang bleu:
On dit que le sang est rouge lorsqu'il est riche en oxygène.
On dit que le sang est bleu lorsqu'il est pauvre en oxygène et qu'il transporte du gaz carbonique.


Le fonctionnement du coeur et de la circulation:Chez l'Homme, il y a une double circulation :


la petite circulation: celle qui se fait entre le coeur et les poumons;
la grande circulation: celle qui se fait entre le coeur et les autres organes.


http://ns203417.ovh.net/cgi2/myexam/images2/32530.jpg


La grande circulation :comprend la partie gauche du coeur (dite le coeur gauche) avec l'oreillette et le ventricule gauche, et l'aorte (la grosse artère qui sort du ventricule gauche) qui va distribuer l'oxygène à tout l'organisme en particulier les organes vitaux : cerveau, reins, foie etc...

La petite circulation : c'est la circulation pulmonaire. Elle comprend l'oreillette et le ventricule droit (dit le coeur droit), l'artère pulmonaire, les poumons, et les veines pulmonaires Elle permet au sang de se recharger en oxygène.

Comme chacun sait le coeur fonctionne comme une pompe.

Lorsque le coeur est relâché (diastole), les oreillettes aspirent le sang venant des veines : les veines pulmonaires pour l'oreillette gauche, les veines caves supérieures et inférieures pour l'oreillette droite. Elles se remplissent de sang, oxygéné pour la gauche, vicié pour la droite.

La contraction du coeur (systole) commence par celles des oreillettes, le sang est chassé dans les ventricules respectifs avec ouverture des valves mitrale (à gauche) et tricuspide (à droite). La contraction atteint (dans la fraction de seconde suivante) les ventricules qui éjectent alors le sang dans l'aorte (à gauche) et le tronc pulmonaire (à droite) avec ouverture des valves correspondantes et fermeture des valves mitrale et tricuspidienne (cela empêche le sang de refouler dans les oreillettes).

Ensuite relâchement du coeur avec fermeture des valves aortique et pulmonaire (cela empêche le sang de refouler dans les ventricules et maintient une certaine pression artérielle, c'est le 2e chiffre que vous donne la mesure de votre tension).

On comprend ainsi que toute atteinte d'un de ces éléments va gravement perturber la circulation normale : atteinte d'une des 4 valves (rétrécissement ou au contraire insuffisance de fermeture), malformations (communication entre les 2 oreillettes ou entre les 2 ventricules par exemple), etc... http://www.medecine-et-sante.com/gimages/coeur1.jpg

CENDRILLON
27/02/2011, 19h26
Je vais reprendre avec un peu plus de détails ce que ma chère Amie DocHope dans son intervention:

Qu'est-ce que la tension artérielle ?


Un peu de plomberie

La tension artérielle est le résultat de la pression qu'insuffle le coeur au sang en le poussant et de la résistance de la paroi des vaisseaux.

En imageant un peu : si on met une pompe au bout d'un tuyau et que l'on envoie un liquide sous pression, selon la nature du tuyau, la pression ne sera pas la même à l'intérieur. Si le tuyau est rigide, la pression sera maximale et le liquide passera très vite, mais avec des turbulences. Si le tuyau est élastique, la pression utile pour pousser sera moindre car le tuyau va un peu se dilater et laisser passer plus de liquide, à peu prés autant de débit. Les turbulences seront neutralisées par les parois élastiques du vaisseau. Si le tuyau est trop mou, il va se dilater énormément, il deviendra trop gros pour le débit, des turbulences vont à nouveau apparaître. Le débit sera médiocre avec des zones de stagnation de liquide.

Dans le corps, le coeur essaie d'assurer un débit. Il doit donc trouver une pression utile en fonction de l'élasticité des vaisseaux. Avec des vaisseaux rigides, de petit calibre car rétrécis, il sera obliger de pousser fort et va s'user prématurément. Avec des vaisseaux trop mous, il sera obligé de battre plus vite car incapable d'assurer une pression dans ces vaisseaux. En outre, du fait de la stagnation, il y aura une fâcheuse tendance à faire des caillots et donc des embolies. C'est le problème des varices et des états de choc ou le volume de sang ne permet plus de remplir sous pression les artères.

Avec les artères normalement élastiques, le coeur ne sera pas obligé de pousser trop fort ni de battre trop vite. Il ne fatiguera donc pas.
En pratique comment cela se traduit-il sur la tension artérielle ?

La tension artérielle donne 2 chiffres, la maxima et la minima ou la systolique (contraction du coeur et a diastolique (décontraction du coeur).

Lorsque le coeur pousse, la tension maximum qu'il est capable de donner pour vaincre un obstacle, le brassard gonflé du tensiomètre, est donnée par la systolique, il engendre alors des turbulences car le passage pour le sang est insuffisant. Le brassard se dégonflée, le flux se réduit et les turbulences disparaissent , le flux est laminaire, on parle de diastolique. Au stéthoscope, la systolique correspond à la phase ou le sang arrive à vaincre la résistance du brassard, on entend les turbulences sous la forme de l'onde de choc des pulsations cardiaques. La diastolique est une tension plus basse qui correspond au flux sans turbulence qui passe sous le brassard, au stéthoscope, les bruits d'onde de choc du pouls ont disparu, ce qui ne veut pas dire que le sang ne circule plus, mais il commence à ralentir sérieusement.

Schématiquement la systolique doit être inférieure à 16 et la diastolique doit être inférieure à la moitié de 15 plus 1 point. En pratique, en dehors de toute maladie (fièvre, diarrhée, choc...) plus une tension est basse, plus l'espérance de vie est élevée. Pour la diastolique, l'important n'est pas qu'elle soit de la moitié de la systolique plus 1 point, mais plutôt qu'il y est un large espace entre systolique et diastolique, car c'est cette différence qui permet le gros du débit et donc la perfusion des tissus du corps. Quelques situations particulières

La plus fréquente des situations particulières est la prise de tension artérielle chez le médecin. On estime qu'elle est surévaluée de 1 à 2 points du fait du stress même inconscient, c'est l'effet blouse blanche. Ces deux points ne grèvent pas le pronostic vital.

Un sportif qui fait un sprint a à ce moment entre 25 et 30 de tension, il n'est pas hypertendu.

En cas de rétrécissement de la valve de sortie du coeur (la valve aortique), la tension est forcément plus basse, mais à même résultat tensionnel, le coeur travaille plus. Le patient perd le bénéfice de cette moindre tension.

Chez la femme enceinte, une tension à 15/9 est le maximum acceptable

Chez des gens qui ont les artères très rigides, le médecin peut entendre une diastolique très très basse car les parois rigides transmettent les bruits du coeur, ce qui n'existe pas sur une paroi élastique. La diastolique perd donc toute sa valeur. Il s'agit là de personnes âgées.

CENDRILLON
27/02/2011, 19h37
Moyens et méthode de la mesure de la tension artérielle:



http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/stethoroscope.jpgSthétoscope


http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/brassard.jpghttp://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/brassard_electronique.jpg
Tensiomètre
(brassard à tension) manuel Tensiomètre électronique


Les étapes:

Étape 1
http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/1_prise_tension.jpg

Etape 2:


http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/2_prise_tension.jpg



Etape 3 :
http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/3_prise_tension.jpg




Étape 4:
http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/4_prise_tension.jpg

CENDRILLON
27/02/2011, 19h59
Merci bien Cendrillon pour ce nouveau topique consacré pour l'HTA , on peut pas pas aborder ce problème de santé publique sans parler de FDR cardio-vasculaires (http://medecine.sante-dz.org/define/fr/index.php?pag=dico&tri=Facteurs%20de%20risque%20cardio-vasculaire).







J'en rajoute pour les facteurs de risque:

Facteurs de risque:

http://www.gsk.fr/common/img/space.gif


Causes médicales

http://www.gsk.fr/common/img/space.gif
La majorité des hypertensions sont dites essentielles ou primitives : le médecin ne détecte aucune cause expliquant cette hypertension, si ce n'est parfois un terrain héréditaire et d'éventuels facteurs de risque .
Plus rarement, l'hypertension est secondaire à une autre affection médicale :


maladie des reins : calculs rénaux, infections rénales à répétition, rétrécissement d'une artère rénale;
prise de substances nocives ou de médicaments : alcool, réglisse, cortisone, pilule contraceptive, ciclosporine;
causes hormonales : diabète, syndrome de Cushing, syndrome de Conn, acromégalie, phéochromocytome (tumeur rare de la glande surrénale);
anomalies congénitales de l'aorte : rétrécissement de l'aorte.

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Facteurs de risque:

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Parmi les facteurs de risque identifiés, il convient de citer :


Les apports en sel excessifs : la consommation moyenne de sel se situe entre 8 et 10 g par jour : 2/5 de ce sel provient de notre salière, le reste est contenu dans les aliments eux-mêmes.

(http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/conseil.html)http://www.gsk.fr/common/img/space.gif
La surcharge pondérale : elle favorise l'hypertension par divers mécanismes. La graisse abdominale, par exemple, sécrète des substances nocives ; tout comme un régime alimentaire trop riche en sel et en alcool.
Le stress : il peut favoriser l'hypertension. Ainsi, une étude a démontré que le risque d'hypertension est plus élevé chez les employés devant répondre à de fortes exigences en ayant un pouvoir de décision limité.
Le régime alimentaire : une alimentation trop riche en matières grasses d'origine animale et pauvre en fruits et légumes favorise l'hypertension.Préférez les fruits et les légumes frais, le pain et viandes maigres aux plats préparés, sandwichs, gâteaux qui sont enrichis en matières grasses et en sel.



Prédisposition familiale : dans la famille de personnes hypertendues il n'est pas rare de rencontrer d'autres cas d'hypertension. Le risque est particulièrement élevé lorsqu'au moins deux parents proches ont souffert d'une hypertension avant l'âge de 55 ans http://www.gsk.fr/common/img/space.gif
Autres facteurs: d'autres facteurs peuvent être mis en cause, tels qu'une consommation excessive d'alcool, la prise de certains médicaments (pilule), l'âge, des douleurs intenses de type rhumatismal, des conflits familiaux ou professionnels, etc.

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nour elhouda
27/02/2011, 20h25
Bonsoir chère Cendrillon,
excellent partage ma sœur ,je n'est pas voulu participer pour ne pas modifier ton plan, j'attend avec impatience plus de renseignements sur le thème.
Encore grand merci Cendri:content2:.

CENDRILLON
27/02/2011, 20h33
Bonsoir chère Cendrillon,
excellent partage ma sœur ,je n'est pas voulu participer pour ne pas modifier ton plan, j'attend avec impatience plus de renseignements sur le thème.
Encore grand merci Cendri:content2:.


Ok , merci ma chère soeur ;
Je vais encore poster Quelques autres détails , et puis on entamera nos discussions , et on s'étalera sur les cas de nos consultions , et nous supposons des petits cas cliniques.:content2:

CENDRILLON
27/02/2011, 20h39
Symptômes de l'hypertension artérielle


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Aucun symptôme : le plus souvent, les hypertendus ne ressentent aucun symptôme, même s'ils présentent des valeurs de pression artérielle élevées. Pour cette raison, l'hypertension peut passer inaperçue pendant de nombreuses années et se manifester par l'apparition soudaine de complications.


Maux de tête : survenant surtout lorsque la pression systolique excède 200 mm Hg, ils sont absents chez de nombreux hypertendus. Toutefois, les maux de tête peuvent être indépendants de l'hypertension artérielle. Ainsi, les céphalées de tension sont souvent dues à la contrariété, les migraines à des mécanismes neurologiques.


Bourdonnements d'oreille : ils peuvent apparaitre en cas d'hypertension artérielle bien qu'ils en soient souvent indépendants.


Sensation de déséquilibre : une telle sensation peut s'observer en cas de pression artérielle très élevée ou trop basse.


Hémorragies conjonctivales : elles se présentent sous la forme d'un œil rouge et s'observent particulièrement chez les hypertendus chroniques lors de poussées de tension. Le plus souvent bénignes, elles sont néanmoins très impressionnantes.

CENDRILLON
27/02/2011, 20h57
Evolution et complications:


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L'hypertension est rarement dangereuse à court terme. Seules les poussées majeures d'hypertension peuvent entraîner des complications immédiates. En revanche, l'hypertension est très néfaste lorsqu'elle évolue sur de nombreuses années sans traitement approprié : elle altère progressivement la paroi des vaisseaux et entrave le bon fonctionnement du cœur, des reins et du cerveau.
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Complications immédiates:
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Même si des poussées importantes d'hypertension sont souvent sans conséquences immédiates, le risque de complications graves existe :

L'œdème pulmonaire :
il peut être dû à une poussée d'hypertension.
Il se manifeste en général la nuit par un essoufflement dramatique et traduit l'envahissement des alvéoles pulmonaires par le plasma sanguin. Le sujet est obligé de s'asseoir ou de se mettre debout pour pouvoir respirer. Cette complication est néanmoins rare et peut être évitée par un suivi rigoureux du traitement prescrit par votre médecin.

Dissection de l'aorte thoracique :
complication très rare, elle survient en général lorsque l'aorte est déjà très fragilisée par le processus d'athérosclérose.

Il s'agit d'une rupture longitudinale de la paroi aortique.
Le sang fuse entre deux couches de la paroi jusqu'à la déchirer.
Le patient ressent une douleur intense d'apparition brutale qui irradie vers le dos. Une prise en charge médico-chirurgicale d'urgence s'impose.
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CENDRILLON
27/02/2011, 20h58
Complications à long terme:

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Un bon suivi du traitement prescrit par le médecin permet d'éviter ou du moins limiter la survenue de complications à long terme.


Artères coronaires :

l'atteinte des artères coronaires par le processus d'athérosclérose entraîne un rétrécissement de ces vaisseaux sanguins responsables d'une mauvaise irrigation du cœur. Il s'agit de la complication la plus fréquente qui se manifeste par de l'angine de poitrine.
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Le cœur :

le muscle cardiaque subit également les effets de l'hypertension. Après des années d'évolution, la paroi du ventricule gauche s'épaissit, entraînant une hypertrophie du muscle cardiaque. A terme, le ventricule gauche se dilate et perd sa force de contraction : c'est l'insuffisance cardiaque.
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Accidents vasculaires cérébraux (AVC):

l'hypertension artérielle est la première cause d'AVC.
Ils peuvent être dus à une hémorragie cérébrale, ou, plus fréquemment, à une obstruction par un caillot sanguin d'une des artères cérébrales irriguant le cerveau.
Notons que les AVC peuvent eux aussi être responsables d'une augmentation de la pression artérielle et ce même en l'absence d'hypertension artérielle pré-éxistante
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Artérite des membres inférieurs :

l'hypertension artérielle favorise le développement de cette affection, qui se manifeste par une douleur aux mollets au cours de la marche. On parle de claudication intermittente.
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Lésions de la rétine :

une hypertension artérielle ancienne ou sévère peut être à l'origine de lésions au niveau de la rétine, souvent asymptomatiques, mais pouvant aussi se manifester par une perte de l'acuité visuelle.
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Insuffisance rénale :

une insuffisance rénale peut résulter d'une hypertension artérielle chronique évoluant sur de nombreuses années.

Elle se manifeste par l'augmentation du niveau de créatinine dans le sang.

L'insuffisance rénale peut être la cause ou la conséquence d'une hypertension artérielle.



L'hypertension artérielle de la grossesse :

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Les maladies hypertensives sont fréquentes au cours de la grossesse.


Il existe trois types d'hypertension artérielle lors de la grossesse :

1/ Une hypertension artérielle chronique antérieure à la grossesse:

Dans ce cas l'hypertension artérielle est diagnostiquée avant la 20ème semaine de grossesse.

Le diagnostic peut aussi être établi dans la mesure où l'hypertension artérielle ne se normalise pas dans un délai de 12 semaines après l'accouchement.
La surveillance de la grossesse sera renforcée (évaluation de la sévérité de l'hypertension artérielle, recherche d'antécédents ou de complications) et les activités de la femme enceinte seront adaptées.


2/ Une hypertension artérielle qui apparaît lors de la grossesse, appelé aussi hypertension artérielle gravidique:
Cette hypertension artérielle apparaît dès la seconde partie de la grossesse et revient à la normale après l'accouchement.


3/ La pré-éclampsie / éclampsie:

La pré-éclampsie est une hypertension artérielle qui apparaît dans la seconde partie de la grossesse et s'accompagne de pertes de protéines dans les urines.

Cette pré-éclampsie est suivie d'une éclampsie, définie par la survenue de convulsions dans la seconde partie de la grossesse, soit pendant l'accouchement soit dans les 48 H suivant l'accouchement.


C'est pourquoi, il est recommandé que le risque d'hypertension artérielle soit évalué le plus précocement possible, idéalement dès que la femme exprime son désir de grossesse ou lors de la première consultation de suivi de grossesse.

Ainsi dans le cas d'un risque avéré ou d'une hypertension artérielle déclarée, le médecin pourra mettre en place une prise en charge et un suivi adaptés.
http://www.gsk.fr/common/img/space.gif

djidjipif
27/02/2011, 21h12
a l'occasion, voici une image 3D d'un cœur,
image qui peut être manipuler pour voir tous ses cotés.

ici (http://www.4shared.com/file/Lm0C1c5O/coeur3anim.html)

http://i22.servimg.com/u/f22/15/42/99/85/coeur110.jpg


http://i22.servimg.com/u/f22/15/42/99/85/coeur210.jpg


@+

CENDRILLON
27/02/2011, 21h18
Faisons une petite intro avant d'entamer la CAT :



C’est quoi l’hypertension artérielle ?

C’est l’augmentation permanente des chiffres tentionnels :
Au-delà de 140 mm Hg pour la systolique et 90 mm Hg pour la diastolique.
Sauf pour le diabétique ; est considérée comme une hypertension, une tension artérielle >ou= 130/85 mmHg.





Prise en charge:

Le but de la prise en charge est de prévenir les complications de l'hypertension artérielle, telles que l'infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux. http://www.gsk.fr/common/img/space.gif


Valeurs cibles:

http://www.gsk.fr/common/img/space.gif
A cette fin, la pression artérielle sous traitement doit idéalement être inférieure à 140 / 90 mm Hg.


Toutefois, chez les personnes souffrant d'insuffisance rénale ou de diabète, les valeurs cibles ne doivent pas dépasser 130 / 85 mm Hg.


En revanche, chez les personnes âgées et les personnes qui ne présentent pas de forts risques de complications cardiovasculaires, une pression artérielle inférieure à 160 / 90 mm Hg est considérée comme acceptable.
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Mesures hygiéno-diététiques

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Des mesures hygiéno-diététiques sont recommandées chez tous les patients souffrant d'hypertension artérielle quelque soit la sévérité et indépendamment de la prise d'un traitement pharmacologique.
Ces mesures sont :


essayer de ne pas consommer plus 6 g/jour de sel (NaCl)
en cas de surcharge pondérale, réduire son poids afin de maintenir un IMC (Indice de Masse Corporelle) en dessous de 25 kg/m2,
pratiquer une activité physique régulière suivant l'état de chacun, d'un minimum de 30 min 3 fois par semaine,

http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/inactif.jpg

http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/actif.jpg



Ne pas consommer de l'alcool

cesser de fumer,
privilégier un régime alimentaire riche en fruits et légumes, et pauvre en graisses animales.

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http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/images/aliment_autorise.jpg

DocHope
27/02/2011, 21h24
Merci Cendrillon, surtout pour les illustrations, je te suis avec attention :content3:

CENDRILLON
27/02/2011, 21h33
Traitements médicamenteux:


http://www.gsk.fr/common/img/space.gif
Lorsque ces mesures hygiéno-diététiques ne permettent pas à elles seules d'atteindre les valeurs cibles de pression artérielle, un traitement médical est prescrit.

Plusieurs classes d'antihypertenseurs existent.

Ces médicaments diminuent la pression artérielle d'environ 10 mm Hg par rapport à un placebo (médicament dépourvu d'activité)

Dans de nombreux cas, une association de plusieurs médicaments s'avère nécessaire.


Les diurétiques :

Les diurétiques agissent sur le rein en augmentant l'élimination d'eau et de sodium. En diminuant donc les quantités de sel et d'eau dans l'organisme, ils entraîneront une diminution de la pression artérielle.
ces médicaments favorisent , ce qui diminue le volume sanguin et fait ainsi baisser la pression artérielle.

De nombreuses molécules sont disponibles et agissent à différents niveaux du système rénal.

Beaucoup d'entre elles entraînent une perte de potassium par les urines, qui peut causer une hypokaliémie, potentiellement dangereuse chez les patients âgés. Il faut donc surveiller le taux de potassium dans le sang.

Ces médicaments sont contre-indiqués chez les patients atteints de goutte car ils peuvent favoriser la survenue de crises de goutte

Il est conseillé de prendre les diurétiques le matin plutôt que le soir afin de ne pas devoir se lever la nuit pour aller aux toilettes.

Ils sont proposés avec un régime alimentaire supprimant les excès de sel.
Il y a plusieurs sortes de diurétiques qui agissent à différents niveaux du rein et selon qu'il existe une insuffisance rénale ou non, des maladies associées comme des troubles du rythme cardiaque, le médecin choisira un diurétique plutôt qu'un autre.
Les doses de diurétiques doivent être appropriées et faire en sorte que la déplétion hydro-sodée ne crée pas de désordres métaboliques. Cette déplétion doit être inapparente.
Les diurétiques sont largement utilisés dans l'hypertension artérielle.


Les bêtabloquants :

ces médicaments s'opposent à l'effet stimulant de l'adrénaline et de la noradrénaline sur le cœur et les vaisseaux .
Ils entraînent une diminution du tonus bêta adrénergique (appartenant au système sympathique) et diminuent la sécrétion de rénine (hormone sécrétée par le rein, entraînant une augmentation de la pression artérielle).
Ces deux actions permettent de diminuer la pression artérielle.
Ils sont efficaces et largement prescrits dans l'hypertension artérielle mais il existe quelques contre-indications et un certain nombre de précautions à prendre lors de leur administration.

Ils provoquent un ralentissement de la fréquence cardiaque et sont donc contre-indiqués chez les patients ayant une fréquence cardiaque inférieure à 50 battements par minute avant traitement .

Ils sont également déconseillés aux patients souffrant d'asthme ou d'affections pulmonaires chroniques car ils entraînent une bronchoconstriction

Parmi les effets secondaires figurent l'essoufflement et bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque), insuffisance cardiaque, dyspnée, des troubles circulatoires des extrémités,

N'arrêtez jamais brutalement votre traitement par bétabloquants car un arrêt brutal peut provoquer une accélération importante de la fréquence cardiaque.



Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC) :

ils exercent un effet hypotenseur en diminuant la formation d'angiotensine II et d'aldostérone,2 hormones qui augmentent la pression artérielle.


Il est parfois nécessaire de diminuer les doses d'IEC devant l'apparition d'effets indésirables.
Leur principal effet indésirable est une toux sèche chronique, qui nécessite parfois l'arrêt du traitement.



Les antagonistes de l'angiotensine (ARA2) : aussi appelés sartans, ces médicaments diminuent ou suppriment l'action tensive de l'angiotensine II, hormone qui provoque une constriction des petites artères, à l'origine d'une élévation de la pression artérielle.
Ils ont une efficacité comparable aux IEC mais ne provoquent pas de toux

Si des effets indésirables surviennent, la diminution des doses prescrites est souvent suffisante pour les faire disparaitre


Les anticalciques ou inhibiteurs calciques :

ces médicaments agissent en diminuant la concentration de calcium dans les cellules musculaires des vaisseaux, ce qui provoque une dilatation des artères.

Les effets indésirables les plus fréquents sont des bouffées de chaleur et un gonflement des membres inférieurs.

Ces bouffées de chaleur sont importantes en début de traitement mais diminuent par la suite .



Les alphabloquants :

ces médicaments bloquent les récepteurs alpha de l'adrénaline et la noradrénaline au sein des parois vasculaires.

Par ce biais ils provoquent une dilatation des artères.

Ce mécanisme d'action peut entraîner une chute significative de la pression artérielle, responsable de malaises. D'autres effets indésirables incluent sécheresse de la bouche, gonflement des membres inférieurs et augmentation du rythme cardiaque



Les antihypertenseurs centraux :

ces substances ont une action centrale, c'est-à-dire qu'elles agissent directement sur les centres nerveux contrôlant la pression artérielle.
L'effet indésirable le plus significatif est la somnolence au cours de la journée. Une sécheresse de la bouche peut également être observée


Association de médicaments :
comme l'administration d'un seul médicament ne parvient souvent pas à contrôler l'hypertension artérielle de façon satisfaisante, le médecin peut être amené à vous prescrire plusieurs médicaments.

Par exemple,
les diurétiques sont souvent associés à un inhibiteur de l'enzyme de conversion,

un bétabloquant ou à un sartan.

le médecin prescrira le traitement le plus adapté aux besoins du patient.

amina22
27/02/2011, 21h34
good job cendrillon

nour elhouda
27/02/2011, 21h46
Merci Cendrillon pour ces précieux Rappels,
c'est très bien expliqué pour les classes antihypertenseurs:36_1_11:.

CENDRILLON
27/02/2011, 21h47
« Le bénéfice du traitement pharmacologique est avant tout dépendant de la baisse de la pression artérielle, quelle que soit la classe d’antihypertenseur utilisée. »

Pour traiter l’HTA essentielle non compliquée, 5 catégories d’hypertenseurs sont recommandées :

diurétiques thiazidiques,
bêtabloquants,
inhibiteurs calciques,
inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC),
antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA II).


Le choix de l’hypertenseur dépend de plusieurs critères comme les situations cliniques particulières, l’efficacité et la tolérance, les comorbidités associées…

La HAS(Haute Autorité de Santé) conseille la stratégie d’adaptation du traitement suivante :

Débuter par une monothérapie ou une association fixe d’antihypertenseurs à doses faibles (ayant l’AMM en première intention pour l’indication HTA)
En cas de réponse tensionnelle insuffisante au traitement initial : bithérapie en deuxième intention dans un délai d’au moins 4 semaines
Instaurer une bithérapie dans un délai plus court si :

PA ≥180-110 mmHg
PA de 140-179/90-109 mmHg avec un RCV élevé




Après 4 semaines d’un traitement initial :

si l’objectif tensionnel est atteint, le traitement est reconduit,
en cas d’absence totale de réponse à ce traitement ou d’effets indésirables, il est recommandé de changer de classe thérapeutique.


Le schéma suivant (recommandation de HAS= Haute autorité de santé) ( Le fameux Bateau Qui sera notre guide)montre les associations de classes thérapeutiques efficaces validées par les études cliniques :
http://static.commentcamarche.net/sante-medecine.commentcamarche.net/pictures/RWVFsZxZ-association-therapeutique-s-.png

CENDRILLON
27/02/2011, 22h23
Voilà mes amis(es) j'espère que j'avais fait le tours de la question , d'une manière théorique , j'étais un peu longue , mais je voulais fournir le maximum des détails théoriques pour qu'ils nous serviront au cours de nos prochaines discussions Concernant La prise en charge pratique d'une HTA avec tout ses aspects y compris les urgences hypertensives

J'espère que je vous ai pas ennuyé avec ma version assez longue :confus: Et j'attends vos contributions , pour uniformiser notre conduite selon les recommandations les plus récentes !

Je vous remercie tous (tes) de m'avoir suivi !
je vous salue ardemment

Tendrement
Cendri§

nour elhouda
28/02/2011, 21h48
Salut chère Cendrillon,
MERCI pour toutes ces informations très bénéfiques sur l'HTA :la pathologie la plus fréquente de nos consultations, et puisque on a fait le tours de la question en théorie(je t'assure que ce n'est pas long Cendri,le thème nécessite cela:Rabi yedjazik )entamant le pratique :Allez les forumediens au travail:yes:.
Malheureusement Cendri n'est pas présente avec nous aujourd'hui:Triste:!!!!!

Spécial-One
01/03/2011, 19h31
Merci beuacoup docteur

Claustrum
01/03/2011, 20h16
salut.
voici quelques définitions concernant l'HTA chez la femme enceinte :
L'HTA au cours de la grossesse peut se classer en 4 types :
1-HTA gravidique (labile ou transitoire) : c'est une HTA qui apparait uniquement lors des grossesses et qui se définit par l'existence chez une femme enceinte à partir de la 20ème semaine d'aménorrhée d'une PAS > ou = 140mm Hg et/ou d'une PAD > ou = 90mm Hg isolée sans protéinurie.
2-HTA chronique : Pré-existante à la grossesse (souvent méconnue) et se poursuivant pendant la grossesse sans protéinurie, le diagnostic est évoqué en cas de découverte d'une HTA avant 20 semaines d'aménorrhée (avant 20 SA pour qu'on soit sûr que l'HTA n'est pas liée à la grossesse).
3-La pré-eclampsie : est définie par l'association d'une HTA gravidique et d'une protéinurie >= 0.3 g/24H (ou bien au delà de deux croix ++ au Labstix) survenant pendant le 3ème trimestre chez une femme primipare sans antécédents vasculo-rénaux et guérissant dans le post-partum. C'est une maladie exclusivement gravidique.
4-L'HTA chronique avec pré-eclampsie surajoutée.

Spécial-One
02/03/2011, 17h36
salut a tous
est ce que un pic d'hypertension arterielle peut donner des troubles sensitifs d 'un hémicorps!!!

dr.habib
02/03/2011, 18h06
salut esq il ya des antihypertenseur qui agissent en reduiddant la systolique et d'autres pour la diastolique..?????????????

Dr.Asma
02/03/2011, 18h07
J'invite un spécialiste dans le domaine ,


waw très bon travail cendrillon presque vous avez tout parlez concernant l'HTA

tu as invité un spécialiste mais quelle spécialité ?
c'est vrai l'HTA essentielle est la plus importante mais il faut éliminer une HTA secondaire dont la cause la plus fréquente est la rénale alors le 1e spécialiste qu'on oriente le malade chez lui c'est le néphrologue après c'est le cardiologue (tout le monde pense qu'il est le spécialiste d'HTA) après vient l'endocrinologue

notre prof de néphro nous a parler d'un point pas encore clair dans ma tête mais je sais bien qu'il a raison
il nous a dit chez un hypertendu il faut jamais prescrire un régime sans sel (car y a une perte rénale de NA) et il faut surtout pas donner un diurétique.
si quelqu'un a des informations concernant ça nous explique

CENDRILLON
03/03/2011, 13h12
salut esq il ya des antihypertenseur qui agissent en reduiddant la systolique et d'autres pour la diastolique..?????????????

Bonjour Docteur Habib;

Pour cette question je crois (à mon avis) que la réponse est non.

L'HTA =haute pression sanguine, se caractérise par une pression anormalement forte du sang sur la paroi des artères. En situation de stress ou durant un effort physique, il est normal que la tension artérielle s’élève. Mais chez les personnes hypertendues, la tension reste élevée en tout temps, même au repos ou en l’absence de stress.

Donc là On parle du système circulatoire , et le chef du fil est les artères qui subiront une forte pression de la part du sang!

La tension artérielle se compose des pressions systolique et diastolique, lesquelles sont mesurées en millimètres de mercure, ou mmHg.


La pression systolique correspond à la pression du sang quand le coeur se contracte et envoie le sang dans les artères. Elle assure un apport de sang partout à travers le corps.
La pression diastolique est la pression qui continue de s’exercer sur les artères entre chaque contraction. À ce moment, le coeur se détend et reprend son volume, ce qui permet aux cavités cardiaques de se remplir de sang. Cette pression tend à augmenter avec l'âge, mais passé le cap de la soixantaine, elle diminue graduellement en raison de l'affaiblissement des vaisseaux sanguins du corps.

Je vous invite à passer voir cette animation :

http://www.passeportsante.net/DocumentsProteus/PopupHTML/flash_hypertension.htm
http://www.passeportsante.net/DocumentsProteus/PopupHTML/flash_hypertension.htm
Les Antihypertenseurs ont pour but d’abaisser artificiellement la pression sanguine (Donc à mon avis (et j'attends la correction si je me trompe)on cible pas la pression systolique ou la diastolique) pour prévenir d’éventuels dommages aux organes (coeur, cerveau, reins, yeux)!

Et chaque Médicament a ses pouvoirs et sa magie : en diminuant les chiffres tensionnels (Systolique + Diastolique ) en contrôlant l'HTA

Voici les plus couramment utilisés.


Diurétiques. Ils favorisent l’élimination de l’excès d’eau et de sel par l’urine. Il en existe plusieurs types, qui ont divers modes d’action.
Bêtabloquants. Ils réduisent la fréquence cardiaque et la force d’éjection du sang par le coeur.
Inhibiteurs calciques. Ils entraînent une dilatation des artères et diminuent l’effort cardiaque.
Inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l’angiotensine. Ils ont aussi un effet de dilatation sur les artères, en contrant la production d’une hormone (l’angiotensine).
Bloqueurs des récepteurs de l'angiotensine (aussi appelés sartans). Comme la classe de médicaments précédente, ils empêchent l’angiotensine de faire se contracter les vaisseaux sanguins, mais par un autre mécanisme d’action.


Voilà c'est mon avis et j'attends les vôtres et SVP n'hésiteriez pas à me corriger si je disais de bourdes!

merci à vous tous(tes)

CENDRILLON
03/03/2011, 14h05
J'invite un spécialiste dans le domaine ,


waw très bon travail cendrillon presque vous avez tout parlez concernant l'HTA

tu as invité un spécialiste mais quelle spécialité ?
c'est vrai l'HTA essentielle est la plus importante mais il faut éliminer une HTA secondaire dont la cause la plus fréquente est la rénale alors le 1e spécialiste qu'on oriente le malade chez lui c'est le néphrologue après c'est le cardiologue (tout le monde pense qu'il est le spécialiste d'HTA) après vient l'endocrinologue

notre prof de néphro nous a parler d'un point pas encore clair dans ma tête mais je sais bien qu'il a raison
il nous a dit chez un hypertendu il faut jamais prescrire un régime sans sel (car y a une perte rénale de NA) et il faut surtout pas donner un diurétique.
si quelqu'un a des informations concernant ça nous explique



Bonjour mon amie,Et merci pour le passage et de votre participation!

Bein pour le spécialiste j'ai pas spécifié ,Un cardiologue comme un néphrologue ...Peuvent nous guider dans nos conversations!

Je parlais pas de "chez qui?" nous devrons orienter notre malade, Mais d'un résident ou d'un Assistant ou....membre de ce forum pour qu'il mettra un cadre à nos discussions et nous apporte des informations d'ordre pratique qu'on ne peut pas les trouver dans les livres ou même en navigant sur le Web!!
Dès fois une simple explication illuminera tout une tunelle de confusions...


Alors mon amie , quand on reçoit un malade à la consultation qui se plaigne par exemple des bourdonnements d'oreille et de vertige , Des engourdissements ou des fourmillements dans les pieds et les mains, des maux tête matinaux surtout au niveau de la nuque....
on doit sur l'immédiat lui prendre sa tension arterielle :
Si on trouve Une tension Arterielle >ou= 140/90mmhg : On oriente pas sur place le patient chez un Cardiologue ou un endocrinologue....!!! c'est pas juste!!!

On pousse l'interrogatoire et on cible les facteurs de risque
On fait un examen clinique minitieux :
Auscultation cardio-pulmonaire ,avec recherche des différent pouls,....

On demande au patient de faire un profil tensionnel sur 7 jours.
En plus d'un bilan Biologique :
--Fonction rénale : Urée _créatinine sanguines
--Ionogramme sanguin (NA -K)
--Bilan lipidique : Cholestérol total , Tri-glycérides , HDL(Bon cholestérol ) LDL(Mauvais cholestérol)
--Une glycémie à jeun
--Une chimie des urines
--Et Un bilan thyroidique :T3 T4 TSH (selon le contexte)

En plus d'un ECG


Après recueil des toutes ces information , on décidera qu'elle sera notre conduite:
*Si y a pas de FDR , et L'HTA est essentiel on prescrira un TRT!
*Si il y a des facteurs de risque et les examens ont pu objectiver une cause à cette élévation de la TA (HTA secondaire) on oriente notre malade chez des mains spécialistes pour la prise en charge adéquate !

Et pour le régime sans sel , est une grave erreur Mon Amie Dr.Asma : Chez les hypertendus on parle d'un régime DEMI-SEl (c'est à dire si son pain ou sa galette sont sans sel son plat devra être normo-salé et vice versa ..)

Pour les diurétiques(Lasilix) une nouvelle recommandation parle de contre indication de la voie parentérale pour faire baisser les chiffres tensionnels chez un hyertendu chronique(sans souffrance viscérale) car ça ne constitue pas une urgence , il est bien préférable et il faut instituer un TRT médical bien adapté après avoir effectué un bilan étiologique. Ce TRT permettra un contrôle tensionnel satisfaisant en quelques jours!


Merci à vous tous(tes)

Dr.Asma
03/03/2011, 18h13
Bonjour mon amie,Et merci pour le passage et de votre participation!

Bein pour le spécialiste j'ai pas spécifié ,Un cardiologue comme un néphrologue ...Peuvent nous guider dans nos conversations!




je te comprend bien CENDRILLON juste j'ai aimé parler dans ce point
biensur l'HTA est traité et même suivie par un généraliste le spécialiste s'occupe des HTA 2e
encore merci pour votre explications

DocHope
04/03/2011, 12h41
La pression diastolique est la pression qui continue de s’exercer sur les artères entre chaque contraction. À ce moment, le coeur se détend et reprend son volume, ce qui permet aux cavités cardiaques de se remplir de sang. Cette pression tend à augmenter avec l'âge, mais passé le cap de la soixantaine, elle diminue graduellement en raison de l'affaiblissement des vaisseaux sanguins du corps.


Une hypertension diastolique isolée chez une personne jeune est pathologique, est-elle de mauvais pronostic ? est-elle aussi grave qu'une hypertension systolique ?

MANAR
05/03/2011, 18h45
salut esq il ya des antihypertenseur qui agissent en reduiddant la systolique et d'autres pour la diastolique..?????????????

http://www.santetropicale.com/resume/9208.pdf


http://sspf.claroline.com/courses/FICHOFFTRAMA/document/Article_newsletter_anti_HTA_final.pdf

http://www.cbip.be/GGR/MPG/MPG_AD.cfm

MANAR
25/03/2011, 20h20
http://www.domainespiruline.com/BO_files/2507236-3528963.jpg


L’ail (Allium sativum) est-il un véritable antihypertenseur naturel ?


Les suppléments d’ail abaisseraient la pression systolique des personnes dont la tension artérielle est trop élevée, malgré la prise de médicaments classiques, selon une petite étude1 australienne.
L’étude a été menée auprès de 50 patients hypertendus déjà traités à l’aide de divers médicaments antihypertenseurs.

Durant 3 mois, une moitié des participants ont pris, en plus de leur médication courante, 4 capsules par jour (960 mg) d’un extrait d’ail vieilli (Kyolic®), soit l’équivalent d’environ 2,5 g d’ail frais. Les autres patients (groupe témoin), qui prenaient également des antihypertenseurs, recevaient un placebo à la place du supplément d’ail.

Les chercheurs rapportent que les sujets qui faisaient de la haute pression (140 mm de Hg ou plus) ont vu leur tension systolique baisser 2 fois plus que ceux du groupe placebo, soit de 10 mm de Hg comparativement à 5 mm de Hg.

Par ailleurs, le supplément d’ail n’a pas eu d’effet hypotenseur additionnel notable chez les sujets dont la pression systolique était inférieure à 140 mm de Hg au départ de l’essai.

Les chercheurs en concluent que l’ail exerce une réelle action antihypertensive et qu’il pourrait, par conséquent, être employé en association avec les médicaments classiques contre l’hypertension. Ils soulignent toutefois qu’il sera nécessaire de mener des études plus poussées afin de déterminer les dosages requis et d’évaluer les interactions possibles entre les divers extraits d’ail offerts dans le commerce et les médicaments prescrits contre l’hypertension.

MANAR
25/03/2011, 20h27
Efficacité de faibles doses d'antihypertenseurs et de leurs associations



Analyse de
Law MR, Wald NJ, Morris JK, Jordan RE. Value of low dose combination treatment with blood pressure lowering drugs: analysis of 354 randomised trials. BMJ 2003;326:1427-34.

Question clinique:

Quelle est l’efficacité moyenne des antihypertenseurs, administrés à différentes doses et en associations variables, sur la pression artérielle et sur le risque d’accident vasculaire cérébral ou d’événement ischémique cardiaque et quelle est la prévalence de leurs effets indésirables?

Conclusion Minerva
Cette méta-analyse montre, chez des patients présentant une hypertension non compliquée, qu’une dose faible d’antihypertenseurs peut permettre d’obtenir une diminution importante de la pression artérielle avec une réduction du nombre d’effets indésirables. Les antihypertenseurs en association fixe n’apportent pas de plus-value par rapport aux produits pris séparément. Lors du traitement d’un patient présentant une hypertension artérielle essentielle non compliquée, le généraliste débutera avec un antihypertenseur de première ligne en dose faible (diurétique thiazidique ou ß-bloquant). Si la réponse est insuffisante, un autre antihypertenseur à dose faible sera ajouté.


Résumé

Contexte

L’hypertension artérielle reste sous-traitée dans le monde occidental, également en Belgique, et les traitements devraient être intensifiés. Les questions du choix de la molécule, de sa dose et des associations possibles, restent ouvertes.

Méthodologie



Sources consultées

Les auteurs ont fait des recherches dans Medline, dans la Cochrane Library et dans le Web of Science.

Sélection des études

La méta-analyse inclut 354 RCTs, versus placebo, qui ont évalué la modification de la pression artérielle suite à l’administration de doses standardisées de diurétiques thiazidiques, de bêta-bloquants, d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion, d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II et d’antagonistes calciques.

Population étudiée

Un total de 39 879 patients reçoit un traitement actif et 15 817 patients prennent un placebo. L’âge moyen oscille entre 43 et 68 ans et le suivi s’est fait sur 2 à 12 semaines. La pression diastolique au début de l’étude se situe entre 87 et 106 mmHg. Les patients avec antécédents cardiovasculaires sont exclus.

Mesure des résultats

La réduction moyenne sommée (par rapport au placebo) et la prévalence des effets indésirables sont calculées selon la dose employée comme fraction de la dose de référence.

Résultats

Les cinq classes d’antihypertenseurs permettent d’obtenir des diminutions de pression similaires.La réduction moyenne sur 24 heures est de 9,1 mmHg (IC à 95% de 8,8 à 9,3) pour la pression systolique et de 5,5 mmHg (IC à 95% de 5,4 à 5,7) pour la diastolique avec une dose de référence versus 7,1 mmHg (IC à 95% de 6,8 à 7,5) pour la pression systolique et 4,4 mmHg (IC à 95% de 4,2 à 4,6) pour la diastolique avec la moitié de la dose de référence.L’ampleur de la réduction des chiffres tensionnels est fonction des chiffres initiaux.L’effet des antihypertenseurs est majoré de 1 mmHg pour la pression systolique et de 1,1 mmHg pour la pression diastolique pour chaque tranche d’accroissement de 10 mmHg de la pression en début d’étude. Cinquante RCTs ont évalué l’efficacité d’une association d’antihypertenseurs; la sommation de leurs résultats montre une réduction des chiffres tensionnels à peu près similaire en cas d’administration de deux antihypertenseurs de classes différentes versus administration d’une association fixe de ceux-ci. Les effets indésirables des thiazidés, des ß-bloquants et des antagonistes calciques sont clairement dose-dépendants.Pour une réduction de moitié par rapport à la dose de référence, la prévalence de ces effets indésirables diminue de 10% à 2% pour les thiazidés (p<0,001), de 7,5% à 5,5% pour les ß-bloquants (p=0,04) et de 8,3% à 1,6% pour les antagonistes calciques (p<0,001).La toux est quasiment le seul effet indésirable des IEC (4%) et ceci indépendamment de la dose. Les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II n’occasionnent pas significativement plus d’effets indésirables qu’un placebo.Avec la réduction de dose des thiazidés de moitié de celle de référence, la diminution de la kaliémie est trop faible que pour accroître le risque de troubles du rythme. L’augmentation du taux sanguin d’acide urique a occasionné des crises de goutte chez moins d’un patient pour 1 000 par an. La prévalence des effets indésirables d’une association (7,5%; IC à 95% de 5,8 à 9,3) est significativement plus basse (p=0,03) que la somme de ces effets observés pour les antihypertenseurs administrés séparément (2 fois 5,2%; IC de 95% de 3,6 à 6,6).

Conclusions des auteurs

Les auteurs concluent que l’association d’antihypertenseurs à des doses faibles augmente leur efficacité et diminue les effets indésirables.

Financement

Aucun.

Conflits d’intérêt

Deux auteurs ont déposé un brevet pour une nouvelle préparation combinée (non précisée) qui pourrait réduire simultanément quatre facteurs de risque cardiovasculaires.


Discussion

La recommandation précède les preuves

Les valeurs cibles pour la pression artérielle des patients présentant un risque de présenter un évènement cardiovasculaire supérieur à 20% endéans les 10 ans ne peuvent être atteintes qu’au moyen d’une association rigoureuse de médicaments antihypertenseurs. Cette notion est connue depuis le début de «l’ère antihypertensive » 1 et a été ensuite confirmée à plusieurs reprises. L’efficacité des associations de médications à faible dose est également déjà connue depuis longtemps et ces associations sont largement utilisées par les généralistes 2. Les recommandations européennes les plus récentes concernant le traitement de l’hypertension franchissent un pas supplémentaire et suggèrent de débuter un traitement antihypertenseur avec des associations de produits faiblement dosés: «it appears reasonable to initiate therapy either with a low dose of a single agent or with a low dose combination of two agents» 3. Cette affirmation n’est cependant assortie d’aucune référence à la littérature, fait étonnant pour une publication dont on attend un haut niveau de preuve. Pour cause, l’étude analysée ici étant la première méta-analyse rigoureuse évaluant l’efficacité des antihypertenseurs faiblement dosés en monothérapie ou en association.Les deux publications sont parues à peu près au même moment (juin 2003). Cette méta-analyse n’en est donc que plus précieuse.

Avantages et limites de la méta-analyse

Cette méta-analyse n’inclut que des études contrôlées versus placebo, ce qui n’est plus possible actuellement pour des raisons éthiques. Cet avantage est également une limite: la plupart des publications datent d’avant 2001.Les détails des études incluses peuvent être consultés sur le site internet 4, mais les données (essentielles) permettant de juger de l’hétérogénéité sont absentes. Il est cependant évident que de nombreuses (n=20) petites études d’intervention ont été incluses et que la durée médiane de traitement se limite à quatre semaines (de deux à douze semaines maximum)! Par ailleurs, la population étudiée comprend uniquement des patients hypertendus sans complications, une population franchement de première ligne donc. Le fait que cette méta-analyse n’étudie l’efficacité que sur des critères de jugement intermédiaires, c’est-à-dire la réduction de la pression artérielle (et la survenue d’effets indésirables), pourrait être, à première vue, une autre limite. Comme il a été prouvé de façon répétée et très claire que la chute de la pression artérielle chez des patients hypertendus est associée directement et de façon indépendante à une amélioration significative de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaires 5, ceci n’est plus vraiment un problème.Toutes ces raisons rendent les résultats de cette méta-analyse quand même fort intéressants.

Avantages des doses faibles

Il est important de préciser ce que nous entendons par «dose de référence» d’un médicament antihypertenseur. Nous en citons certaines: chlorthalidone 25 mg, indapamide 2,5 mg, aténolol 50 mg, propranolol 160 mg, captopril 50 mg et félodipine 5 mg. Une «dose faible» est une dose d’au moins la moitié de la dose de référence. Ce qui veut dire 12,5 mg pour la chlorthalidone, 25 mg pour l’aténolol etc. La réduction de pression artérielle obtenue avec des doses faibles, n’est que de 20% inférieure aux diminutions obtenues avec des doses de référence. Cette diminution importante de pression artérielle s’accompagne aussi d’un gain important en termes de moindre survenue d’effets indésirables, du moins pour les thiazidés et les antagonistes calciques. Les effets indésirables des autres catégories d’antihypertenseurs sont moins doses-dépendants.

MANAR
25/03/2011, 20h30
Avantages de l’association?

Cette méta-analyse nous apprend à évaluer la différence dans la réduction de pression artérielle obtenue par une association fixe versus la somme des efficacités de deux antihypertenseurs faiblement dosés pris séparément. Lorsque les résultats des deux modes d’administration différents sont exprimés sur le même graphique, nous observons une ligne qui est pratiquement identique à la ligne de similitude; il n’y a donc presque pas de différence.La différence n’est en moyenne que de -0,5 mmHg (IC à 95% de -1,4 à 0,4) pour l’effet sur la pression systolique et de -0,1 mm Hg (IC à 95% de -1,0 à 0,8) pour l’effet diastolique. En d’autres mots: il n’y a pas de plus-value significative en termes de diminution de la pression artérielle avec une association fixe de médicaments par rapport à la somme des deux antihypertenseurs pris séparément.

Cette méta-analyse apporte des arguments, en dépit des objections méthodologiques, pour la prise en charge par le médecin généraliste des patients présentant une hypertension légère à modérée non compliquée, telle qu’elle a été proposée dans la recommandation belge. «Le traitement débute par une faible dose (de thiazidé ou de ß- bloquant) … Si le contrôle de la pression artérielle s’avère insuffisant, la dose est majorée prudemment, ou, pour éviter les effets indésirables, il est souvent préférable d’y adjoindre rapidement une petite dose d’un deuxième médicament. Une association fixe peut être éventuellement utilisée» 6.


Recommandations pour la pratique

Cette méta-analyse montre, chez des patients présentant une hypertension non compliquée, qu’une dose faible d’antihypertenseurs peut permettre d’obtenir une diminution importante de la pression artérielle avec une réduction du nombre d’effets indésirables. Les antihypertenseurs en association fixe n’apportent pas de plus-value par rapport aux produits pris séparément. Lors du traitement d’un patient présentant une hypertension artérielle essentielle non compliquée, le généraliste débutera avec un antihypertenseur de première ligne en dose faible (diurétique thiazidique ou ß-bloquant). Si la réponse est insuffisante, un autre antihypertenseur à dose faible sera ajouté.

MANAR
25/03/2011, 20h32
Traitement antihypertenseur : monothérapie ou association ?


Analyse de
Wald DS, Law M, Morris JK, et al. Combination therapy versus monotherapy in reducing blood pressure: meta-analysis on 11 000 participants from 42 trials. Am J Med 2009;122:290-300.
Question clinique
Quel est l’effet antihypertenseur complémentaire d’une association de deux antihypertenseurs (thiazide, bêta-bloquant, antagoniste calcique ou IEC) versus monothérapie ou doublement des doses du même antihypertenseur ?
Conclusion Minerva
Cette méta-analyse d’anciennes études montre que l’association d’antihypertenseurs parmi les thiazides, bêta-bloquants, antagonistes calciques et IEC diminue davantage les chiffres tensionnels qu’un doublement de la dose d’un de ces antihypertenseurs chez des patients sans comorbidité cardiovasculaire mais avec hypertension persistante sous monothérapie. Les nombreuses limites de cette méta-analyse en rendent les résultats peu fiables.



Contexte

Le traitement initial recommandé pour traiter un patient hypertendu est une faible dose d’un diurétique thiazidé (1). Ce traitement ne suffit souvent pas et une augmentation de dose ou un ajout d’un autre antihypertenseur est nécessaire. La méta-analyse de Law (2,3) a montré un avantage probable en faveur de l’association. Cette observation reste cependant à étayer davantage et le meilleur type d’association d’antihypertenseurs reste à déterminer.


Résumé



Méthodologie

Synthèse méthodique avec méta-analyse



Sources consultées

* MEDLINE, Cochrane Collaboration et EMBASE de 1966 à mars 2008
* sites web de la Food and Drug Administration et de firmes pharmaceutiques
* recherche manuelle dans les listes de références des articles trouvés.



Etudes sélectionnées

* critères d’inclusion : études randomisées, contrôlées versus placebo avec protocole factoriel évaluant au moins 2 des 4 classes principales d’antihypertenseurs (thiazides, bêta-bloquants, IEC, antagonistes calciques)
* critères d’exclusion : durée d’étude <2 semaines, pas de bras placebo, pas de randomisation
* inclusion de 42 RCTs (n=10 968) parmi les 778 isolées
* 10 études avec thiazide + bêta-bloquant, 10 avec thiazide + IEC, 5 avec thiazide + antagoniste calcique, 2 avec bêta-bloquant + IEC, 6 avec bêta-bloquant + antagoniste calcique, 9 avec antagoniste calcique + IEC.



Population étudiée

* patients suivis en consultation de cliniques d’hypertension hospitalières, âge moyen entre 46 et 71 ans, PAS avant traitement entre 136 et 173 mmHg et PAD entre 84 et 110 mmHg, traitement antihypertenseur évalué durant 4 à 12 semaines
* généralement avec une HTA essentielle, non compliquée, sans anamnèse d’ischémie coronarienne, d’AVC, de diabète ou d’insuffisance rénale.



Mesure des résultats

* diminution des chiffres de pression artérielle attribuable à chaque classe thérapeutique en particulier, d’une dose de référence doublée pour chaque classe et de chacune des associations
* comparaison entre les valeurs atteintes et les valeurs attendues pour chaque association
* rapport entre les valeurs atteintes et l’effet complémentaire attendu de l’association versus monothérapie
* rapport entre les valeurs atteintes et l’effet complémentaire attendu pour l’association de 2 antihypertenseurs versus doublement de dose d’un seul.



Résultats

* diminution moyenne de la PAS en monothérapie et en association avec 1 autre antihypertenseur
o thiazide : 7,3 mmHg et 14,6 mmHg
o bêta-bloquant : 9,3 mmHg et 18,9 mmHg
o IEC : 6,8 mmHg et 13,9 mmHg
o antagoniste calcique : 8,4 mmHg et 14,3 mmHg
* bonne correspondance entre les chiffres atteints et ceux attendus pour chaque association
* rapport moyen entre les valeurs atteintes et l’effet complémentaire attendu de l’association versus monothérapie : 1,01 avec IC à 95% de 0,90 à 1,12
* rapport moyen entre les valeurs atteintes et l’effet complémentaire attendu pour l’association de 2 antihypertenseurs versus doublement de dose d’un seul : 0,22 avec IC à 95% de 0,19 à 0,25.



Conclusion des auteurs

Les auteurs concluent que le pouvoir antihypertenseur d’une association parmi les 4 classes évaluées peut être estimé en additionnant le pouvoir de chacun de ces médicaments. Le pouvoir antihypertenseur complémentaire d’une association est environ 5 fois supérieur au doublement de dose de chaque antihypertenseur en particulier.



Financement

Aucun.



Conflits d’intérêt

3 des 5 auteurs sont impliqués dans la mise au point ou le brevet d’une association médicamenteuse pour la prévention cardiovasculaire.


Discussion



Considérations sur la méthodologie

La recherche dans la littérature et la sélection d’articles (par 2 chercheurs) semblent correctement effectuées. L’absence d’un funnel plot ne nous permet pas d’estimer le risque d’un biais de publication. Les auteurs ne discutent pas de la qualité des études pourtant indiquée dans un tableau qui nous apprend qu’il s’agit dans plus de la moitié des cas de petites études (17 études avec ≤ 50 patients), d’études anciennes avec un suivi fort court. Les résultats des 9 études incluant plus de 500 patients influencent donc très probablement les résultats de la méta-analyse. Aucun forest plot n’est donné ce qui ne nous permet pas d’apprécier la pondération faite entre les résultats d’étude. Les caractéristiques initiales des patients inclus ne sont pas mentionnées. Les auteurs détaillent bien les modes de calcul pour les différents critères de jugement mais ne font pas d’analyse d’hétérogénéité systématique. Ils ont recours à une analyse en modèle d’effets fixes. Cette méta-analyse comporte donc de nombreuses limites méthodologiques.

MANAR
25/03/2011, 20h36
Mise en perspective des résultats

Seule une petite étude (n=47) comparant bêta-bloquant et IEC a été publiée après 2000, en raison du choix d’études contrôlées versus placebo, incluant des patients sans complication cardiovasculaire ni diabète ni insuffisance rénale avec recrutement, à une exception près, en deuxième ligne de soins. Pour les mêmes raisons, les sartans ne sont pas inclus dans cette méta-analyse. L’avantage est cependant que la population concernée est relativement homogène, constituée de patients hypertendus par ailleurs sains, avec évaluation ciblée sur l’action antihypertensive d’un traitement. Cette méta-analyse montre une nette différence entre une monothérapie et un placebo pour les doses de référence des thiazides, bêta-bloquants, IEC et antagonistes calciques mais en raison, entre autres, de l’hétérogénéité des doses utilisées, une différence en termes de pouvoir antihypertenseur (diminution des chiffres) ne peut être précisée. L’observation qu’une association thérapeutique apporte un effet égal à la somme corrigée des effets des 2 médicaments associés confirme la méta-analyse de Law (2,3). La méta-analyse de Wald y ajoute l’observation d’un pouvoir antihypertenseur environ 5 fois plus important d’une association versus doublement des doses d’un antihypertenseur en particulier. La méta-analyse de Law précisait aussi qu’une diminution de moitié de la dose de référence en diminue l’efficacité d’un cinquième seulement mais avec une réduction des effets indésirables de 80%, du moins pour les thiazides et les antagonistes calciques. La méta-analyse de Wald ne s’intéresse pas aux effets indésirables.

Cette recherche très riche en calculs ne nous éclaire pas sur l’intérêt clinique des diminutions des chiffres tensionnels observées. La durée d’étude est bien trop brève (maximum 12 semaines) pour une telle évaluation, ce qui représente par contre un avantage celui d’une faible proportion de sorties d’étude, source d’erreur d’interprétation possible dans les études de longue durée. Nous disposons de bonnes preuves d’une corrélation directe et indépendante entre la diminution des chiffres tensionnels et une diminution de la morbimortalité cardiovasculaire (4). Une plus-value est également décrite pour certains antihypertenseurs en cas d’hypertension avec comorbidité (5). Une nouvelle méta-analyse de Law (6) montre un bénéfice complémentaire, en sus de l’effet antihypertenseur, pour les bêta-bloquants en termes de diminution des événements cardiovasculaires en post-infarctus (29% ; IC à 95% de 22% à 34%) versus autres antihypertenseurs (15% ; IC à 95% de 11% à 19%) et en termes de prévention de l’AVC pour les antagonistes calciques versus autres antihypertenseurs (RR 0,92 ; IC à 95% de 0,85 à 0,98). L’efficacité d’une trithérapie à faible dose est également évaluée dans cette dernière méta-analyse. Chez des patients âgés de 60 à 69 ans, avec une PAD de 90 mmHg ou une PAS de 150 mmHg, le risque d’incident coronarien diminue de 45% et celui d’AVC de 60% versus respectivement 25% et 35% pour une monothérapie à dose de référence.

MANAR
25/03/2011, 20h37
Certaines classes d’antihypertenseurs peuvent-elles être considérées comme diabétogènes, ou, a contrario, d’autres peuvent-elles prévenir la survenue d’un diabète ?

MANAR
25/03/2011, 20h42
Antihypertenseurs et survenue de diabète : des différences entre eux ?



Analyse de
Elliott WJ, Meyer PM. Incident diabetes in clinical trials of antihypertensive drugs: a network meta-analysis. Lancet 2007;369:201-7.

Question clinique
Certaines classes d’antihypertenseurs peuvent-elles être considérées comme diabétogènes, ou, a contrario, d’autres peuvent-elles prévenir la survenue d’un diabète ?

Conclusion Minerva
Cette méta-analyse ne montre finalement pas de différence statistiquement significative pour la survenue d’un diabète entre différents traitements antihypertenseurs : IEC, sartans, antagonistes calciques, bêta-bloquants et placebo. Seuls les diurétiques montrent une faible augmentation du risque. A défaut d’études probantes, protocolées pour juger le risque de survenue d’un diabète de type 2 sous traitement antihypertenseur, diurétique particulièrement, avec évaluation des implications cliniques éventuelles, les guides de pratique belges et les conclusions de la conférence de consensus restent d’application : les diurétiques thiazidiques à faible dose restent un premier choix en cas d’hypertension essentielle non compliquée. En cas de diabète de type 2 sans néphropathie, les diurétiques thiazidiques à faible dose restent, aux côtés des IEC (ou des sartans en cas d’intolérance aux IEC) un traitement de premier choix.


Résumé

Contexte

Malgré la parution de quatre méta-analyses « classiques » indépendamment l’une de l’autre, montrant que les médicaments antihypertenseurs agissant sur le système rénine-angiotensine diminuent l’incidence de survenue d’un diabète, une hétérogénéité non acceptable apparaît dans les comparaisons entre inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (sartans). Les observations issues de RCTs et de méta-analyses qui montreraient une incidence accrue de diabète avec les diurétiques et les bêta-bloquants se situent dans un même contexte d’hétérogénéité (1).



Méthodologie

Méta-analyse en réseau



Sources consultées

* MEDLINE, Cochrane Library, OvidWeb (de 1966 à septembre 2006)
* listes de références des études.



Etudes sélectionnées

* RCTs à long terme évaluant des antihypertenseurs chez des patients initialement non diabétiques, enregistrant les nouveaux cas de diabète
* inclusion : 22 RCTs
* exclusion : 8 RCTs incluant initialement des diabétiques, 43 ne mentionnant pas clairement l’incidence de nouveaux cas, 4 en vertu d’une publication double et 3 en fonction de leur protocole particulier.



Population concernée

* 143 153 sujets
* caractéristiques anthropométriques et démographiques non rapportées.



Mesure des résultats

* nombre de sujets développant un diabète sous traitement antihypertenseur
* ni description ni standardisation des critères de diagnostic du diabète.

MANAR
25/03/2011, 20h45
Résultats

Survenue de diabète : Odds ratios avec le groupe diurétiques comme référence:


OR – Odds ratio - Rapport de cotes (RC)

La cote représente un rapport de risque, le rapport entre la probabilité de survenue d’une maladie ou d’un événement et la probabilité de non survenue de cette maladie ou de cet événement. Le rapport de cotes représente le rapport entre deux cotes.

Les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (sartans):
OR : 0,.57
IC à 95%: 0,46 à 0,72
valeur p: <0,0001

Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC)
OR : 0,67
IC à 95%: 0,56 à 0,80
valeur p:< 0,0001



Placebo
OR : 0,77
IC à 95%: 0,63 à 0,94
valeur p: 0,009

Bêta-bloquants
OR :0,90
IC à 95%: 0,75 à 1,09
valeur p: 0,30

Antagonistes calciques
OR : 0,75
IC à 95%:O,62 à 0,90

valeur p:0,0002




Conclusions des auteurs

Les auteurs concluent qu’en prenant un traitement par diurétiques comme référence, il y a significativement moins de survenue de diabète sous sartans et IEC, et, ensuite, antagonistes calciques puis placebo, sans différence significative pour les ß-bloquants.



Financement

National Institutes of Health



Conflits d’intérêt

Le premier auteur a reçu des honoraires et des subsides de recherche de plusieurs firmes pharmaceutiques et le deuxième a bénéficié de paiements pour consultance de la firme Takeda.


Discussion

Considérations sur la méthodologie

Les auteurs commencent par tracer une trame unissant les différentes études comparant les mêmes antihypertenseurs, entre eux ou versus placebo. Une méta-analyse classique est ensuite réalisée avec comme critère de jugement la survenue d’un diabète. Le critère de jugement (diabète) n’est mentionné comme tel que dans une seule étude (l’étude DREAM (3)), et en tant qu’effet indésirable parmi les autres dans la plupart des études. Les auteurs mentionnent l’existence d’une hétérogénéité dans la méta-analyse initiale sans en préciser le calcul. Lors d’une étape ultérieure, les Risques Relatifs obtenus sont testés quant à leur « incohérence » suivant le programme de Thomas Lumley (2) pionnier de cette nouvelle méthode d’analyse statistique (4). Une évaluation de l’incohérence ou de la dissemblance des études est réalisée. Les auteurs obtiennent un ω=0.00017, valeur très basse plaidant pour une bonne consistance interne des paramètres choisis.

Le lecteur et clinicien attentif se pose quand même quelques questions. Différentes méta-analyses classiques reprises dans cette publication, première étape pour réaliser une méta-analyse en réseau, montrent une hétérogénéité significative. Comment n’apparaît-elle pas dans la mesure de l’incohérence ? La définition diagnostique du diabète sucré n’est pas du tout standardisée. Certaines études sont basées sur la seule déclaration du patient (HOPE), la plupart sur une détermination de la glycémie à jeun et sporadiquement sur une épreuve d’hyperglycémie orale provoquée (EHOP). Les valeurs seuils pour le diagnostic du diabète ont, de plus, varié dans le décours des études. Quel est l’apport de la mesure de cette « incohérence » ? Les auteurs admettent qu’il s’agit d’une nouvelle méthode statistique et que, pour cette raison, les valeurs de référence pour ce paramètre sont encore à fixer.



Mise en perspective des résultats

Les résultats observés dans cette étude peuvent être exprimés différemment. La référence pourrait être l’effet du placebo sur la survenue d’un diabète, d’autant plus que l’incidence de diabète dans une population de patients hypertendus est importante. Les auteurs mentionnent bien ces calculs, sans les mettre en exergue (pas de graphique, pas de mention dans le résumé). Dans cet abord des résultats, aucune différence significative n’est observée pour la survenue d’un diabète entre le groupe placebo et les groupes IEC, sartans ou même bêta-bloquants ! Seul, le groupe de patients traités initialement par des diurétiques montre un risque légèrement accru (OR 1,30 ; IC à 95% de 1,07 à 1,58 ; p=0,009) et celui des sujets sous sartans donne un risque légèrement diminué (OR 0,75 ; IC à 95% de 0,61 à 0,91 ; p=0,003) pour la survenue d’un diabète.



Valeur d’hypothèse

Cette méta-analyse en réseau, avec les réserves précitées au point de vue méthodologique, peut tout au plus confirmer qu’un médicament du système rénine-angiotensine-aldostérone a une influence plus favorable sur le métabolisme glucidique qu’un diurétique. L’étude DREAM (3) qui évalue, sur 3 ans, un traitement par IEC (ramipril) chez 5 269 patients à risque cardiovasculaire bas, mais avec EHOP pathologique, en termes de prévention du diabète et des décès comme critères primaires. Elle est également incluse dans la présente méta-analyse, même si la plupart de ses participants sont normotendus. Cette RCT ne montre pas de diminution significative de l’incidence de diabète, ni de décès ; elle note cependant une régression plus fréquente vers une normoglycémie sous ramipril (critère secondaire ; OR 1,16 ; IC à 95% de 1,07 à 1,27 ; p=0,0001). Si le ramipril a un effet favorable sur le métabolisme glucidique, celui-ci est limité et ne se traduit pas, sur une durée restreinte de 3 ans, par un bénéfice en termes d’événements cardiovasculaires ou de décès. Rappelons aussi, dans ce contexte, la méta-analyse en réseau de Psaty (4) (n=192 478). Celle-ci n’évalue pas précisément le risque de survenue d’un diabète ; l’évaluation des résultats pour les critères forts montrent que cette éventuelle survenue n’influencerait que légèrement ou pas du tout les résultats cliniques. Dans l’étude ALLHAT (5,6) également, les diurétiques préviennent les incidents coronariens et l’infarctus non fatal aussi bien chez les diabétiques que chez les autres. Verdecchia (7) a publié les résultats d’une étude de cohorte de 795 patients hypertendus, naïfs de traitement antihypertenseur, dont 6,5% de diabétiques au départ. Après environ 6 ans, 5,8% des personnes développent un diabète nouveau sous antihypertenseur, soit 53,5% des personnes sous diurétique et 30,4% des sujets sans diurétique (p=0,004). La glycémie initiale et un traitement diurétique semblent deux variables explicatives. Il reste à savoir si ce diabète survenu sous traitement est aussi à risque de provoquer des événements cardiovasculaires. D’autre part, les diurétiques à faible dose n’influencent pas défavorablement les critères cardiovasculaires primaires, au contraire. Les études individuelles sont cependant de trop courte durée et non protocolées pour évaluer ce critère ; une évaluation correcte reste indispensable. Qu’un traitement antihypertenseur avec un sartan apporte une réduction de l’incidence de diabète est une intéressante hypothèse mais reste à confirmer.


Conclusion

Cette méta-analyse ne montre finalement pas de différence statistiquement significative pour la survenue d’un diabète entre différents traitements antihypertenseurs : IEC, sartans, antagonistes calciques, bêta-bloquants et placebo. Seuls les diurétiques montrent une faible augmentation du risque. A défaut d’études probantes, protocolées pour juger le risque de survenue d’un diabète de type 2 sous traitement antihypertenseur, diurétique particulièrement, avec évaluation des implications cliniques éventuelles, les guides de pratique belges et les conclusions de la conférence de consensus restent d’application : les diurétiques thiazidiques à faible dose restent un premier choix en cas d’hypertension essentielle non compliquée. En cas de diabète de type 2 sans néphropathie, les diurétiques thiazidiques à faible dose restent, aux côtés des IEC (ou des sartans en cas d’intolérance aux IEC) un traitement de premier choix.

MANAR
26/03/2011, 07h02
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MANAR
26/03/2011, 07h03
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MANAR
26/03/2011, 07h05
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MANAR
26/03/2011, 07h06
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MANAR
26/03/2011, 07h22
KITUNAF HYPERTENSION ARTERIELLE


Les questions issues de la pratique .................................................. ........................................... 9
Nos questions et leurs réponses .................................................. ................................................ 10
1. Pourquoi lutter contre l’HTA ?................................................. .......................................... 11
2. Quels sont les objectifs des traitements des hypertendus....................................... .......... 12
3. Quelles sont les données épidémiologiques concernant l’HTA en France ?...................... 13
4. Peut-on prévenir l’HTA ? .................................................. ................................................ 14
5. Qui est hypertendu ? .................................................. .................................................. ... 15
6. Avec quels appareils doit-on mesurer la pression artérielle ? ............................................ 16
7. Comment mesurer au mieux la pression artérielle ? .................................................. ........ 17
8. Faut-il mesurer la PA sur une personne assise ou couchée ?........................................... 18
9. Quel est l’intérêt de la MAPA ?................................................. ........................................ 19
10. Quelles sont les indications de la MAPA et/ou de l’automesure tensionnelle ? ................. 20
11. Quelles évaluations cliniques et biologiques doit-on pratiquer chez une personne
hypertendue ? .................................................. .................................................. ............. 21
12. Comment évaluer le risque individuel d’une personne hypertendue ?............................... 22
13. Quels éléments conduisent à rechercher d’emblée une HTA secondaire ?....................... 23
14. Sur quels critères juge t-on de l’efficacité des traitements ?.............................................. 24
15. Quelles sont les preuves d’efficacité des traitements médicamenteux dont nous
disposons ? .................................................. .................................................. ................. 25
16. Quelle est la stratégie de traitement recommandée ?................................................. ...... 26
17. Quels sont les antihypertenseurs disponibles pour le traitement des patients, et
quels sont leurs principaux effets indésirables ?................................................. .............. 28
18. Quel traitement choisir en première intention ?................................................. ................ 30
19. Comment adapter au cas par cas cette stratégie de traitement ? ..................................... 31
20. Comment prendre en charge les facteurs de risque associés ? ........................................ 32
21. Faut-il traiter les hypertendus âgés ?................................................. ............................... 34
22. Faut-il traiter les hypertendus âgés de plus de 80 ans ?................................................. .. 35
23. Certains traitements sont-ils plus particulièrement recommandés chez les personnes
âgées ? .................................................. .................................................. ....................... 36
24. Quelle stratégie adopter dans l’HTA résiste au traitement de première intention ?............ 37
25. Quand parle t-on d’HTA résistante, et que doit-on faire dans ce cas ? ............................. 38
26. Quelle surveillance proposer à nos hypertendus ? A quel rythme, et avec quelq
objectifs ? .................................................. .................................................. .................... 39
27. Est-il possible d’arrêter le traitement d’un hypertendu ?................................................. .. 40
28. Comment se définit une urgence hypertensive ?................................................. ............. 41
29. Quelle est la conduite à tenir devant une urgence hypertensive ?.................................... 42
30. Comment améliorer l’observance des traitements? .................................................. ......... 43
31. Quels sont les critères d’exonération du ticket modérateur pour HTA ?............................. 44

MANAR
26/03/2011, 07h25
Question1:
Pourquoi lutter contre l’HTA ?
Cette question paraît stupide, tant est consensuelle la notion qu’il faille traiter les hypertendus.
Cependant, n’oublions pas que l’objectif des traitements n’est pas en soi la baisse des chiffres de
pression artérielle, mais la prévention de la morbidité et de la mortalité liées à leur élévation
permanente.
La démonstration de la justification du traitement de l’HTA passe donc d’abord par la preuve
qu’elle est bien responsable d’une surmorbidité et d’une surmortalité, puis la preuve que le suivi
d’un traitement anti-hypertenseur permet de remédier à ce sur-risque.
« L’analyse des données épidémiologiques5 a bien montré la relation positive et continue entre
l’élévation de la pression artérielle et la survenue de maladies cardio-vasculaires, accident
vasculaire cérébral, maladie coronaire, insuffisance cardiaque congestive, et insuffisance rénale. »
Pour le second point de notre démonstration, « les essais randomisés ont montré que chaque
réduction de 10 à 14 mmHg pour la systolique et de 5 à 6 mmHg pour la diastolique permettrait
d’éviter environ 2 AVC sur 5, 1 coronaropathie sur 6, et, dans les populations occidentales, 1
événement cardiaque majeur sur 3. Les effets absolus attendus d’une telle diminution de pression
artérielle sur les AVC mortels ou non, et les infarctus du myocarde, ont été établis à partir des
réductions relatives de risque observées dans les essais de plus de 5 ans. »
(in Recom.2000).
Message clé :
Il ne faut pas oublier que cette démonstration n’est valable que pour les produits prescrits dans ces études, et que l’effet de classe, s’il est admis, n’est pas démontré.

MANAR
26/03/2011, 07h39
http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/kituna10.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=26&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 07h40
Question N°2
Quels sont les objectifs du traitement des hypertendus ?

« Le suivi du patient hypertendu a pour objectifs de réduire la morbidité et la mortalité cardiovasculaires
chez les patients hypertendus, ce qui suppose de (Accord professionnel fort) :
q maintenir les chiffres de pression artérielle au-dessous de 140 mmHg pour la PAS, et 90
mmHg pour la PAD ;
q prévenir, dépister et traiter les complications de l’hypertension ;
q dépister et prendre en charge les facteurs de risque modifiables, tels que le tabagisme,
l’hypercholestérolémie ou le diabète ;
q améliorer les conditions favorables à une bonne observance. »
(in Recom.2000)

Message clé :
Le seuil de 140/90 est un compromis. Abaisser davantage la PA pourrait entraîner une plus forte
diminution du risque cardio-vasculaire, mais cet effet n’a pas été encore démontré (hormis chez le
diabétique). Par ailleurs, intensifier les traitements peut en accroître les effets iatrogènes, et en alourdir les coûts.

http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/kituna11.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=27&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 07h43
Question N°3
Quelles sont les données épidémiologiques concernant l’HTA en France ?

Les données épidémiologiques Françaises sont mieux connues grâce à l’étude de l’OMS : WHOMONICA
(World Health Organization- multinational MONItoring of trends and determinants in
CArdiovascular disease),du moins en ce qui concerne Lille, Strasbourg et Toulouse, les 3 villes qui
y participent depuis 19856.
« Ils ont permis l’analyse des tendances évolutives dans ces 3 régions. Dans le Bas-Rhin et en
Haute-Garonne, il a été observé que l’infarctus du myocarde était moins fréquent et moins
souvent fatal, à la fois chez les hommes et chez les femmes. En revanche, dans la Communauté
Urbaine de Lille, la diminution de l’incidence des coronaropathies a été peu importante, et la
mortalité est restée élevée. Cette relative stabilité de l’incidence et de la létalité pose le problème
d’une meilleure prévention à la fois primaire et secondaire.
Dans une étude transversale sur un échantillon représentatif (pour l’âge et le sexe : 1 924
hommes et 1 974 femmes de 35 à 64 ans) des 3 régions des registres7, la prévalence de l’HTA
était respectivement de 40,2 %, 43,8 %, et 27,7 % chez les hommes et de 31,5 %, 33,8 %, et
18,9 % chez les femmes à Lille, Strasbourg et Toulouse. L’HTA était considérée comme contrôlée
lorsque la PAS était au-dessous de 160 mmHg et la PAD au-dessous de 95 mmHg. Dans
l’échantillon, 51,8 % des hommes hypertendus avaient connaissance du problème, 30 % avaient
des médicaments antihypertenseurs, et 9,2 % avaient une HTA contrôlée. Chez les femmes, les
chiffres étaient respectivement de 69,8 %, 51,2 %, et 25,3 % (p < 0,001). La connaissance de
l’HTA était plus souvent associée à la prise d’un traitement en Haute-Garonne (81 % pour les
hommes et 84,7 % pour les femmes).
Au total, il n’y avait que 30,7 % des hommes et 49,4 % des femmes traités dont le contrôle
tensionnel était acquis. »
(in Recom.2000).
Message Clé :
Comment expliquer que le contrôle tensionnel de nos hypertendus soit aussi médiocre ? Défaut d’observance ? Croyances erronées des patients ? Manque de conviction des praticiens sur l’objectif à atteindre ? Manque de connaissance des stratégies thérapeutiques ? Il y a là du grain à moudre pour la FMC.

http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/kituna12.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=28&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 07h45
Question N°4
Peut-on prévenir l’HTA ?

« En raison de la prévalence extrêmement élevée de l’HTA à partir de 50 ans (1 homme sur 3 dans l’étude IHPAF8), il paraît indispensable d’instaurer une stratégie de prévention primaire. En
diminuant la prévalence de l’hypertension artérielle, elle pourrait réduire le nombre d’hypertendus
à prendre en charge. En outre, la mise en oeuvre des mesures hygiéno-diététiques dans la
population des hypertendus serait favorisée par le fait qu’elles n’entreraient pas en contradiction
avec le mode de vie ou les pratiques alimentaires de l’ensemble de la population. Les études de
population ont mis en évidence un surcroît de risque lié à des élévations tensionnelles modestes.
Environ 3 AVC sur 4 arrivent chez les 95 % des individus qui ont une PAD < 95 mmHg et une PAS < 155 mmHg, à un niveau tensionnel qui ne justifie pas nécessairement un traitement antihypertenseur médicamenteux : il apparaît donc que la meilleure prévention du risque AVC repose sur des mesures hygiéno-diététiques.

Stratégies non médicamenteuses dans l’HTA
La réduction pondérale
L’essai randomisé TONE9,10 a été réalisé durant 15 à 36 mois (moyenne 29) chez 975
hypertendus âgés de 60 à 80 ans, dont 585 obèses et 390 non obèses. La PAD initiale était <
145 mmHg et la PAS < 85 grâce à une monothérapie. Une perte de poids de 4,5 kg chez les
obèses a permis de réduire significativement leur pression artérielle, plus encore quand elle
s’accompagnait d’une réduction de l’apport sodé.
La réduction de la consommation d’alcool
L’existence d’une relation positive entre la consommation excessive d’alcool et l’HTA a été
montrée, ainsi que l’effet bénéfique sur la pression artérielle de la diminution de cette
consommation.
La réduction de la consommation de sodium
Les méta-analyses de Cutler (1997)11 et Graudal (1998)12 rapportées … ont montré que la
réduction sodée était efficace en population hypertendue. La réduction de l’apport sodé n’est
peut-être pas la plus efficace des interventions non médicamenteuses chez l’hypertendu, mais en
fait indiscutablement partie13.
L’augmentation d’activité physique aérobie
Un exercice physique modéré mais régulier en aérobie, comme par exemple 30 à 45 minutes de
marche à bonne allure presque tous les jours, a un effet clinique limité, mais significatif, plus que
s’il est intense. Il peut faciliter la perte de poids et diminue à la fois la PAS et la PAD, ainsi que le
risque de maladie cardio-vasculaire et de mortalité quelle qu’en soit la cause (méta-analyses de
Halbert 199714, et de Petrella 199815).
L’approche diététique : réduction de consommation de lipides saturés
L’étude DASH16 a montré qu’un régime approprié peut prévenir ou retarder l’augmentation
prévisible de la pression artérielle chez les sujets exposés.

http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/kituna13.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=29&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 07h49
http://www.unaformec.org/publications/kitunaf_01/kitunaf/Kitunaf_HTA.pdf


La suite des questions..................A suivre:yes:

angel_fifi
26/03/2011, 09h50
je vous remercie pour cet espace, j'espère que grâce à ça on va réussir un peu à combler le manque de pratique et essayer d'appliquer du moins d'une façon virtuelle ce qu'on apprend en théorie,
en tant qu'externe je n'ai pas beaucoup de connaissance concernant les médicaments, et je veux savoir parmi tous ces antihypertenseurs ceux disponibles en Algérie et la posologie de chacun?? (je sais que c'est variable en fonction du grade, des FdR....) mais disant une ordonnance type d'un hypertendu grade I chez qui les règles hygièno diététiques n'ont pas réussis à baisser les chiffres tentionnels, comment doit on entamer le traitement médical??
et par la suite j'aimerai qu'on discute des cas particliers (diabète, insuffisance cardiaque, grossesse.....)

MANAR
26/03/2011, 10h08
je vous remercie pour cet espace, j'espère que grâce à ça on va réussir un peu à combler le manque de pratique et essayer d'appliquer du moins d'une façon virtuelle ce qu'on apprend en théorie,
en tant qu'externe je n'ai pas beaucoup de connaissance concernant les médicaments, et je veux savoir parmi tous ces antihypertenseurs ceux disponibles en Algérie et la posologie de chacun?? (je sais que c'est variable en fonction du grade, des FdR....) mais disant une ordonnance type d'un hypertendu grade I chez qui les règles hygièno diététiques n'ont pas réussis à baisser les chiffres tentionnels, comment doit on entamer le traitement médical??
et par la suite j'aimerai qu'on discute des cas particliers (diabète, insuffisance cardiaque, grossesse.....)


http://forumed.sante-dz.org/showthread.php?p=360517#post360517

Pour avoir une idée sur les antihypertensurs disponible en :ALGERIA:

Critères de choix des AT:

1. Action sur les chiffres tensionnels,
2. Action sur la morbi-mortalité,
3. Terrain associé (AT C D S, pat h o l ogie associée, âge) et
complication,
4. Tolérance,
5. Interférences médicamenteuses,
6. Coût,
7. Disponibilité.

Il faut en compte les bénéfices des AT sur la prévention primaires des complications Cardio-vasculaires.

-http://www.santetropicale.com/resume/9208.pdf

MANAR
26/03/2011, 11h41
salut a tous
est ce que un pic d'hypertension arterielle peut donner des troubles sensitifs d 'un hémicorps!!!

Je dis plutôt urgence hypertensive car il faut évoquer AVC.

MANAR
26/03/2011, 11h44
J'en rajoute pour les facteurs de risque:

Facteurs de risque:

http://www.gsk.fr/common/img/space.gif


Causes médicales

http://www.gsk.fr/common/img/space.gif
La majorité des hypertensions sont dites essentielles ou primitives : le médecin ne détecte aucune cause expliquant cette hypertension, si ce n'est parfois un terrain héréditaire et d'éventuels facteurs de risque .
Plus rarement, l'hypertension est secondaire à une autre affection médicale :


maladie des reins : calculs rénaux, infections rénales à répétition, rétrécissement d'une artère rénale;
prise de substances nocives ou de médicaments : alcool, réglisse, cortisone, pilule contraceptive, ciclosporine;
causes hormonales : diabète, syndrome de Cushing, syndrome de Conn, acromégalie, phéochromocytome (tumeur rare de la glande surrénale);
anomalies congénitales de l'aorte : rétrécissement de l'aorte.

http://www.gsk.fr/common/img/space.gif



Facteurs de risque:

http://www.gsk.fr/common/img/space.gif
Parmi les facteurs de risque identifiés, il convient de citer :


Les apports en sel excessifs : la consommation moyenne de sel se situe entre 8 et 10 g par jour : 2/5 de ce sel provient de notre salière, le reste est contenu dans les aliments eux-mêmes.

(http://www.gsk.fr/gsk/votresante/hta/conseil.html)http://www.gsk.fr/common/img/space.gif
La surcharge pondérale : elle favorise l'hypertension par divers mécanismes. La graisse abdominale, par exemple, sécrète des substances nocives ; tout comme un régime alimentaire trop riche en sel et en alcool.
Le stress : il peut favoriser l'hypertension. Ainsi, une étude a démontré que le risque d'hypertension est plus élevé chez les employés devant répondre à de fortes exigences en ayant un pouvoir de décision limité.
Le régime alimentaire : une alimentation trop riche en matières grasses d'origine animale et pauvre en fruits et légumes favorise l'hypertension.Préférez les fruits et les légumes frais, le pain et viandes maigres aux plats préparés, sandwichs, gâteaux qui sont enrichis en matières grasses et en sel.



Prédisposition familiale : dans la famille de personnes hypertendues il n'est pas rare de rencontrer d'autres cas d'hypertension. Le risque est particulièrement élevé lorsqu'au moins deux parents proches ont souffert d'une hypertension avant l'âge de 55 ans http://www.gsk.fr/common/img/space.gif
Autres facteurs: d'autres facteurs peuvent être mis en cause, tels qu'une consommation excessive d'alcool, la prise de certains médicaments (pilule), l'âge, des douleurs intenses de type rhumatismal, des conflits familiaux ou professionnels, etc.

http://www.gsk.fr/common/img/space.gif




http://static.commentcamarche.net/sante-medecine.commentcamarche.net/pictures/ZxT5gqNH-patient-dyslipidemique1-s-.png

MANAR
26/03/2011, 11h52
http://www.hypertension-info.ch/platform/content/element/3881/profil-de-risques_xl.jpg

MANAR
26/03/2011, 11h53
http://www.futura-sciences.com/uploads/tx_oxcsfutura/images2/coeur_delucq.jpg



http://elips.hug-ge.ch/images/elips_anim_v3.gif

MANAR
26/03/2011, 11h56
http://www.prevention-cardio.com/Portals/9/Maladies_cardiavasculaires/images/evolution_de_l_atherosclero.jpg

MANAR
26/03/2011, 12h04
http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/hta-ce10.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=30&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 12h06
http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/hta-ce11.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=31&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 12h07
http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/hta-ce12.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=32&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 12h08
http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/hta-ce13.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=33&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 12h09
http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/hta-ce14.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=34&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 12h11
http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/hta-ce15.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=35&u=15712770)

MANAR
26/03/2011, 12h13
http://i61.servimg.com/u/f61/15/71/27/70/hta-ce16.jpg (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=36&u=15712770)

医者Nett
26/03/2011, 21h27
Un travail magnifique:36_1_11:
Grand merci à CENDRILLON et MANAR

MANAR
26/03/2011, 21h58
Une hypertension diastolique isolée chez une personne jeune est pathologique, est-elle de mauvais pronostic ? est-elle aussi grave qu'une hypertension systolique ?

Relation HTA et Maladies cardiovasculaires:

Le lien entre niveau tensionnel et risque cardiovasculaire est continu, ce qui signifie qu'il n' y a pas de seuil individualisé en dessous duquel le risque peut être considéré comme nul.
Le rôle néfaste de la pression artérielle diastolique (PAD) a été le premier mis en exergue, mais l'on sait aujourd'hui que c'est la pression artérielle systolique (PAS) qui a la signification pronostique la plus forte. Plus récemment le rôle particulièrement délétère de la pression pulsée (ou pression différentielle = PAS - PAD) a été mis en évidence : son augmentation traduit une altération de la compliance (ou fonction d'amortissement) des gros vaisseaux : ainsi en présence d'une PAS élevée, la constatation d'une PAD basse ne doit aucunement rassurer.
Les grandes études épidémiologiques ont montré que la relation pression artérielle / risque cérébral etait beaucoup plus étroite que la relation pression artérielle / risque coronarien.
Dans toutes les équations de risque, c'est la pression artérielle clinique qui est prise en compte, c'est à dire la pression mesurée de façon conventionnelle au cabinet du médecin, non la pression artérielle ambulatoire ni l'automesure tensionnelle à domicile. La démonstration a pourtant été faite d'une signification pronostique plus forte de ces 2 derniers types de mesure par rapport à la mesure classique.
A niveau tensionnel égal, l'HTA est grevée d'un pronostic d'autant plus mauvais qu'elle s'associe à une hypertrophie ventriculaire gauche : augmentation de 50 à 100% de la morbi-mortalité cardiovasculaire et de la mortalité globale, par rapport aux patients sans HVG.


http://facmed.univ-rennes1.fr/resped//s/cardio/fdr/fact_risq.htm




L’hypertension artérielle est le facteur de risque modifiable le plus important d’accident vasculaire cérébral.
Plus de la moitié des AVC, dans le monde entier, est secondaire à un contrôle non optimal de la tension artérielle, et le risque augmente continuellement à partir de valeurs tensionnelles supérieures à 115/75 mm
Hg, aussi bien pour la systolique que la diastolique.
Les patients ayant une hypertension de la blouse blanche et ceux n’ayant qu’une courbe tensionnelle circadienne pathologique (baisse nocturne insuffisante ou ascension matinale anormalement trop marquée) semblent également courir un plus grand risque d’AVC.
Le bénéfice d’un traitement antihypertenseur est incontesté, en prévention aussi bien primaire que secondaire de l’infarcissement cérébral. Il faut viser des valeurs <140/90 mm Hg et la baisse du risque semble d’autant plus marquée que la tension artérielle atteinte est basse (optimale de 110/70 mm Hg). La baisse tensionnelle obtenue est plus importante à ce propos
que la classe des antihypertenseurs utilisés.
Au stade aigu de l’AVC ischémique, la tension artérielle ne doit être abaissée (prudemment) qu’à partir de valeurs >220/120 mm Hg – sauf dans quelques situations exceptionnelles.

http://www.medicalforum.ch/pdf/pdf_f/2009/2009-21/2009-21-065.PDF


Quels sont les prédicteurs cliniques de la survenue d’une hypertension systolique ou diastolique ?


Les facteurs amenant le développement des différentes formes d’HTA (systolique isolée, systolo-diastolique, diastolique isolée) sont peu connus. L’HTA diastolique ou systolo-diastolique est retrouvé des sujets plus jeunes, tandis que l’HTA systolique isolée survient surtout chez les sujets plus âgés. À partir des données de l’étude de Framingham, un groupe de chercheurs1 a voulu évaluer les différents prédicteurs pour la survenue des différentes « formes » d’HTA.

3915 sujets non traités aux antihypertenseurs et sans antécédents cardiovasculaires ont été inclus dans l’analyse (entre 1953 et 1957) et suivis durant 10 ans. Selon les auterus, l’HTA diastolique isolée à tendance à survenir plus jeune (50 ans), que l’HTA systolo-diastolique (53 ans) et que l’HTA systolique isolée (59 ans). Par ailleurs, l’HTA diastolique isolée et l’HTA systolique isolée ont tendance à survenir chez les sujets avec TA normal ou normale haute antérieurement, tandis que l’HTA systolo-diastolique survient surtout chez les sujets avec HTA diastolique isolée antérieurement. L’augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC) est un facteur prédictif d’HTA diastolique isolée et d’HTA systolo-diastolique, tandis que l’âge avancé, le sexe féminin et l’augmentation de l’IMC est prédictif de survenue d’une HTA systolique isolée.

Cette étude est intéressante car elle laisse supposer que les deux types d’HTA les plus fréquente (HTA systolique isolée et HTA systolo-diastolique ou diastolique isolée) ont une pathophysiologie différente. L’HTA systolique isolée ne semble donc pas la conséquence à long terme d’une HTA diastolique mais survient dans 59 % des cas chez des sujets sans antécédent d’HTA 2. Et l’épidémie d’obésité en cours laisse entrevoir beaucoup de travail pour les professionnels s’intéressant à l’HTA …

Luc Lanthier, MD, MSc, FRCPC

Références :

1Franklin SS, Pio JR, Wong ND et coll. Predictors of New-Onset Diastolic and Systolic Hypertension: The Framingham Heart Study. Circulation 2005 ; 111: 1121-27.



2 Verdecchia P, Angeli F. Natural History of Hypertension Subtypes. Circulation 2005 ; 111 : 1094-96.

HYPERTENSION SYSTOLIQUE
Nouvelle épidémie


A partir des propos du Pr Xavier GIRERD - Hôpital de Broussais - Paris

NB 1 : Le meilleur moyen de prevenir l'apparition d'une HTA est de ne pas prendre du poids. En effet, parmi un groupe de normotendus, ceux qui sont devenus hypertendus quatre ans plus tard étaient ceux qui avaint pris 4 Kg en moyenne

NB 2 : 70 % des hypertendust traités en France ont plus de 60 ans

NB 3 : Aujourdhui la bithérapie devrait être proposée à 7 hypertendus sur 10 alors que seulement 5 sur 10 en bénéficient

====================

Depuis quelques années on voit apparaitre une nouvelle forme d'hypertension artérielle : Les Patients n'ont pas une élévation de la systole et de la diastole (15/11) mais seulement de la systole 17/9 voire 17/8...

Il semblerait que cela corresponde à un vieillissement vasculaire soit normal (patients auparavant normotendus par perte d'élasticité des parois vasculaires ) au delà de 60 ou 70 ans soit à une altération du système vasculaire chez des patients auparavant hypertendus bien équilibrés

HTA systolique est définie par une systole > 140 mmHg
associée à une différentielle [systole-diastole] (appelée également IPS : index de pression systolique) > 60 mmHg. (exemple 170/90 IPS= 170-90 = 80 mmHg)

Ces patients au delà de 60 - 70 ans étaient autrefois ignorés et leur HTA systolique considére comme banale pour l'âge et normale. On sait maintenant depuis les études STOP ou SYSTEUR que ces patients doivent être traités car trés rapidement on diminue de 50 % le risque d'un évènement cardiovasculaire en particulier AVC et Insuffisance cardiaque.

Cette forme d'HTA est plus difficile à controler et on a pu démontrer que les médicaments les plus efficaces sont les diurétiques thiazidiques et les inibiteurs calciques . Ils seraient deux fois plus efficaces que les IEC et les bêtabloquants dans cette forme d'HTA.


Selon une métanalyse, le bénéfice lié à un traitement hypertenseur serait lié à la baisse tensionnelle et non pas à la classe du médicament mais par exemple que les ICA - à baisse tensionnelle identique - apporteraient un bénéfice supplémentaire dans la prévention des AVC mais feraient un peu moins bien que les autres pour la maladie coronarienne.

Le choix du traitement proposé reste donc largement tributaire des éventuelles pathologies associées : diabète, insuffisance cardiaque, etc...

http://www.esculape.com/cardiologie/hta_systolique_senior.html
http://www.esculape.com/cardiologie/hta_systolique_2004.html
http://www.esculape.com/cardiologie/hta_sujet_age.html

MANAR
26/03/2011, 22h12
Cette forme d'HTA est plus difficile à controler et on a pu démontrer que les médicaments les plus efficaces sont les diurétiques thiazidiques et les inibiteurs calciques . Ils seraient deux fois plus efficaces que les IEC et les bêtabloquants dans cette forme d'HTA.

Ds ma pratique quotidienne : Modurétic et amlor donnent de bons résultats.


http://etablissements.ac-amiens.fr/0801030k/site0809/img/coeur/coeur11.jpg

algeriano
28/01/2012, 13h27
Parlons alors de des IEC :
parmi leurs effets secondaire on a la toux : dans quel délai survient cette toux en général? , est-ce qu'elle peut survenir des années après le traitement....?
Merci d'avance.

MANAR
28/01/2012, 16h30
Parlons alors de des IEC :
parmi leurs effets secondaire on a la toux : dans quel délai survient cette toux en général? , est-ce qu'elle peut survenir des années après le traitement....?
Merci d'avance.

C'est une toux itérative très gênante d'apparition précoce imposant l’arrêt des IEC.

C'est pour cette raison , l'administration des IEC doit être progressive ds post-IDM et ds ICG.

biba88
16/03/2012, 11h37
merci manar et cendrillon pour votre travail !!
moi je voudrait savoir si c'est héréditaire, et y a il un rapport avec le diabète , par ce que dans ma famille 7/10 sont hypére tendu ou diabétique les trois qui reste sont surveillés de pret ??

algeriano
16/03/2012, 18h15
L'hypertension et le Diabète ("diabète non insulino-dépendant") sont multifactoriels et les antécédents familiaux représentent l'un de ces facteurs , néanmoins il en existe d'autres .exemple: pour l'hypertension : une alimentation riche en sel
pour le diabète: sédentarité.

T-Deux
16/03/2012, 19h21
L'hypertension et le Diabète ("diabète non insulino-dépendant") sont multifactoriels et les antécédents familiaux représentent l'un de ces facteurs , néanmoins il en existe d'autres .exemple: pour l'hypertension : une alimentation riche en sel
pour le diabète: sédentarité.
J'ajouterai également une alimentation débridée, riche en sucres et en gras.
Prenons le menu type d'un algérien non-diabétique (mais qui s'y prépare):
Petit déjeuner (généralement pris à l'extérieur):
- Café au lait avec 3 ou 4 morceaux de sucre
- Un gâteau (millefeuilles le plus courant) ou deux croissants
- un café noir avec 3 ou 4 morceaux de sucre
- une limonade (25 ou 30 cl)
A midi:
- Sandwich frite-omelette bien saucé à la mayonnaise
- un morceau de pizza (histoire d'occuper ses dents)
- une limonade (25 ou 30 cl)
S'il s'attable dans une gargote c'est la grande bouteille de Hamoud
- café noir avec 3 ou 4 morceaux de sucre
Vers 16h30, petit creux (la charge de glucides à dissiper a engendrer davantage de ressources en insuline qui a donc occasionné une hypo perceptible et qui se traduit par la sensation de faim).
Vers 16h30 donc rebelote:
Choix entre pizza, karantika, gâteaux et limonade
Le soir:
A la maison de fortes chances de retrouver de la pomme de terre en kebab, sauce ou friture. Des pâtes sous forme de couscous, macaronis ou spaguettis, du pain à profusion et l'inamovible bouteille de limonade...
Très peu de crudités, de légumes. De fibres.
A regarder de près, l'Algérien consomme 3 à 4 fois davantage que ses besoins journaliers réels en glucides. Faut donc pas s'étonner de la progression galopante du diabète de T2.

MANAR
17/03/2012, 12h11
L'hypertension et le Diabète ("diabète non insulino-dépendant") sont multifactoriels et les antécédents familiaux représentent l'un de ces facteurs , néanmoins il en existe d'autres .exemple: pour l'hypertension : une alimentation riche en sel
pour le diabète: sédentarité.

Merci algeriano :

Actuellement , on parle de: Diabète type 1 et Type 2.


Il faut être à mise à jour.

Les facteurs génétiques st aussi impliqués ds le type 1.

MANAR
17/03/2012, 12h28
merci manar et cendrillon pour votre travail !!
moi je voudrait savoir si c'est héréditaire, et y a il un rapport avec le diabète , par ce que dans ma famille 7/10 sont hypére tendu ou diabétique les trois qui reste sont surveillés de pret ??



Merci biba88 , c'est à la remarquable Cendrillon qu'il faut la remercier pour son initiative.

Il existe :

HTA essentielle : 90% ou les Facteurs héréditaires ont une part de causalité (un enfant d'hypertendu a deux fois plus de risques de le devenir)

Ethnie :

Les hypertendus américains de race noire : facteur héréditaire +++ rétention hydro-sodée : trt régime demi-sel + Diurétiques.


HTA secondaire : à rechercher systématiquement srt chez le sujet jeune.

Le DT2 et HTA font partie des FDRCV : 2 mdies jumelles silencieuses.

Un diabétique a plus de risque de devenir un hypertendu vue les complications macro-angiopathiques sans oublier les mdes présentants un syndrome métabolique qui st une cible pour le dépistage et la surveillance.

L'objectif tensionnel chez le diabétique est plus bas que les hypertendus.

Oui : Dépistage et surveillance des populations à risque.

Des pistes de recherche pour identifier pathogénie de l'HTA est tjr en cours ( mdie inflammatoire , virus impliqué...............).

souad17
19/07/2012, 16h43
Salam alikom
je vous remerci pour ce sujet tres important .D'abord on dit que le sel est contreindiqué pour les hypertendus et je connait qu'il contient les ions NA+ qui provoquent la reabsorption de l'eau et donc l'elevation de TA mais je ne sait pas comment le citron fonctionne pour diminuer la TA ?En + quels sont les autres aliment contreindiqués pour un sujet hypertendu?

sofmly
28/07/2012, 12h50
Bonjour d'abord je vous remercie pour ce sujet très intéressant en pratique quotidienne,
J'ai une petite question concernant l HTA:
-Pourquoi lors de la prise de la TA aux 2bras on trouve toujours une différence entre les 2 prises.Et laquelle des deux prises on prend ?.
Merci de me répondre:hehe:.

algeriano
28/07/2012, 19h52
Bonjour d'abord je vous remercie pour ce sujet très intéressant en pratique quotidienne,
J'ai une petite question concernant l HTA:
-Pourquoi lors de la prise de la TA aux 2bras on trouve toujours une différence entre les 2 prises.Et laquelle des deux prises on prend ?.
Merci de me répondre:hehe:.
tout ce que je sais "c'est qu'il faut prendre la TA toujours sur le même bras , et que la différence ne doit pas être significative "
j'ai deux autre questions à ajouter:
-quand est-ce qu'on parle de différence significative?
-quelle en est la signification?

algeriano
28/07/2012, 20h05
Vaut-il mieux prendre la tension au bras droit ou au bras gauche ?
Comme l’indique les recommandations HAS 2005, la pression artérielle doit être mesurée aux deux bras. En cas de différence significative, les mesures ultérieures devront être faites au bras où les valeurs les plus hautes ont été retrouvées. En dehors de ce cas particulier, on conseille souvent, à titre de commodité pour l’automesure, de mettre le brassard au bras gauche pour les droitiers et inversement. Ce conseil est d’autant plus pertinent si le patient recopie sur une feuille, donc crayon à la main, ses résultats de mesure.
référence :lien (http://www.automesure.com/Pages/question-reponses.htm#geste)

yasin
13/10/2012, 23h43
merci

yasin
13/10/2012, 23h47
them fort

LARBI HAMIDA
11/11/2012, 10h37
Bjr
puisque on est dans le sujet de l'hypertension expliquez moi l'hypertension portale mon fils à un cavernome portale avec splénomégalie c'est un enfant de 02 ans je le sui à Belfort aidez moi à comprendre l'histoire de l'hypértension portal .merci à tous ceux qui veulent m'aider.:clin_doeil:

MANAR
31/12/2012, 17h07
Salam alikom
je vous remerci pour ce sujet tres important .D'abord on dit que le sel est contreindiqué pour les hypertendus et je connait qu'il contient les ions NA+ qui provoquent la reabsorption de l'eau et donc l'elevation de TA mais je ne sait pas comment le citron fonctionne pour diminuer la TA ?En + quels sont les autres aliment contreindiqués pour un sujet hypertendu?




Merci

On parle d'une alimentation équilibrée , d'une consommation modérée et raisonnable de sel car une restriction absolue en sel est délétaire :
régime demi-sel , dans notre langage dialectique pain sans sel et alimentation peu salée , en évitant les produits riches en Na ( les conserves , olives , fromages ...

Limitation de la consommation en sel NaCl jusqu'à 6g/l.

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2011-09/hta_2005_-_recommandations.pdf

http://superieur.deboeck.com/resource/extra/9782804102326/1.pdf


Dans nos traditions voire même l'opinion publique , on dit que le citron provoque une hypotension , une question à débattre?

http://olharfeliz.typepad.com/cuisine/2012/04/le-jus-de-citron-na-pas-effet-direct-sur-lhypertension-en-revanche-.html

ntéressante publication dans le Journal of Experimental and Clinical Medicine 29 (2012) pages 38 à 41 par des universitaires turcs (la Turquie est 9ème producteur mondial de citrons) :
" Téléchargement Effet du jus de citron sur l'hypertension 2012"
Effets du jus de citron sur la tension artérielle
Synthèse de la conclusion : L'expérimentation sur un groupe de 98 personnes recevant quotidiennement du jus de citron pendant 2 semaines montre qu'il n'y a aucune variation de la pression artérielle (systolique ou diastolique) par rapport à un groupe témoin.
"Cette étude n'a pas montré d'effets bénéfique du jus de citron sur BP élevées".

MANAR
31/12/2012, 17h32
Bjr
puisque on est dans le sujet de l'hypertension expliquez moi l'hypertension portale mon fils à un cavernome portale avec splénomégalie c'est un enfant de 02 ans je le sui à Belfort aidez moi à comprendre l'histoire de l'hypértension portal .merci à tous ceux qui veulent m'aider.:clin_doeil:

On parle ici de l'hypertension artérielle et non pas HTP.
Se confier à votre médecin en toute confiance car lui seul est capable de vous comprendre et de vous faire comprendre.

اللهم اشف ابنها و الطف به يا أرحم الراحمين

MANAR
31/12/2012, 17h34
Réduction de la consommation de sel : une mesure importante de santé publique en Suisse



http://rms.medhyg.ch/article_p.php?ID_ARTICLE=RMS_239_0494




Conséquences sur la santé d’une consommation de sel trop élevée


http://rms.medhyg.ch/loadimg.php?FILE=RMS/RMS_239/RMS_239_0494/print_RMS_idPAS_D_ISBN_pu2010-09s_sa03_art03_img001.jpg

MANAR
22/01/2013, 17h20
bjr
Que pensez vous d'une quadretherapie bisoprolol _coaprovel (diuretique thiazidique et un ara2) et amlodipine pour traiter une HTA chez un sujet à haut risque CV malgré que son TRT initial bisoprolol tensoprel et amlodipine qui était efficace ?!
MERCI

Bon retour

Je ne suis pas une spécialiste , je suis praticienne ma réponse :

S'agit il d'HTA résistante ? d'où la quadrithérapie qui doit comporter systématiquement un diurétique thiazidique avec recherche d'étiologie ( prise Mct , observance et srt HTA secondaire.

Mde à Haut RCV SOUS BB/ IC/ IEC : objectif tensionnel obtenu avec protection sur tout les plans . Pas différence entre IEC et ARA 2 sauf le coût ( ARA2 sont plus plus coûteux ) , HAS préconise de commencer avec IEC moins coûteux d'ailleurs c'est une classe ancienne, la plus étudiée sauf si CI exp toux itérative.

Pourquoi alors changer son trt si toutva bien , mde éduqué.

Votre mde est DT2 : ARA 2 vous offre la néphroprotection même au state de micro-albinurie et ainsi que la prévention d'apparitionde ette complication , et même le recul de néphropathie installée ( CO-APROVEL)

Il était possible que le médecin traitant change la trithépaie par une autre trithérapie BB + ARA2 + IC sachant qu'il existe sur le marché une association ARA2+ IC ( il existe aussi une association BB +IC non disponible chez nous) pour une meilleure observance.

LE CHOIX DES ASSOCIATION A été modifiée:

ESH 2009 : Associations Recommandées
Les 4 Classes des anti-HTA à utiliser en 1 ère intention:
IEC/ ARA II / IC /Diurétique Thiazidique.

LES AUTRES CLASSES sont utilisées selon le contexte clinique , les complications...EXP
SCA : les BB st indiqués en 1ere indication



DiurétiqueTZD___________________________________AR A II


IEC ___________________________________IC

http://forumed.sante-dz.org/http://i10.servimg.com/u/f10/14/92/64/64/k10.png (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=405&u=14926464)



http://i10.servimg.com/u/f10/14/92/64/64/k10.png (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=405&u=14926464)

MANAR
22/01/2013, 17h41
http://i10.servimg.com/u/f10/14/92/64/64/k10.png (http://www.servimg.com/image_preview.php?i=405&u=14926464)

BON COURAGE

tabiba138
23/01/2013, 16h09
salam
SVP j'ai besoin d'une liste qui contient tout les médicaments anti hyper tenseur disponible en ALGERIE surtout les nouveaux
merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

MANAR
23/01/2013, 20h26
SALAM J’ESPÈRE QUE VOUS ALLEZ BIEN SRT EN 1 ère ANN2E R2A C'est pas facile.

Même Médocs génériques : BCP+++++++++++++

A BIENTÔT :content2: et BON COURAGE


LA LISTE DES MCTS EN ALGÉRIE/
http://www.sante.dz/nomenclature31_12_2011.pdf

LES MEDICAMENTS ANTI-HYPERTENSEURS :
http://www.hypertension-online.com/medicaments/



Le plus récent ( 2 - 3 ans) Exforge la molécule mère:
ARA II + IC : VALSARTAN /AMLODIPINE



exp Laboratoire elkindi: génériques
http://www.elkendi.com/fr/nos-produits/appareil-cardiovasculaire.html

Produits de cette catégorie
CO SARTEG 160/12.5 MG
CO SARTEG 80/12.5 MG
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EXVAL 160/5MG
EXVAL 80/5MG
PLAGREL 75MG
LOTENSE 10 MG
LOTENSE 5 MG
COSARTEG 160/25MG

Utilisez la DCI POUR RECHERCHER LES Antihypertenrs sur le pdf:

Bêta-bloquants

Acebutolol .............sectral
Atenolol;;;;;;;;;;;;Atenol
Bisoprolol.............Diprolol
Carvedilol
Metoprolol .........Lopressor
Propranolol
Sotalol
Timolol



Diurétiques

Diurétiques de l'anse
Furosémide

Diurétique épargneur de potassium
Amiloride
Spironolactone

ALTIZIDE+Spironolactone= aldactazine

Thiazidiques
Hydrochlorothiazide......HYDREX 25mg

tabiba138
26/01/2013, 14h57
salam
MANAR merci bcp pour ton aide
j'ai un travail à faire dans mon terrain de stage psk il ya bcp de nouveaux medicaments anti hyper tenseur...comment les arrêter et quand avant l'intervention chirurgicale!!!
baraka Allaho fiki et merci

MANAR
26/01/2013, 15h44
L'essentiel est de savoir les classes des Anti HTA et non pas les noms : on voit la boite !

Quels sont les médicaments à arrêter avant une anesthésie


http://www.sfar.org/acta/dossier/archives/ca02/html/ca02_01/ca02_01.htm


http://www.cbip.be/Folia/2011/F38F06B.cfm






POINTS ESSENTIELS

· Les bêtabloquants doivent être maintenus jusqu'au matin de l'intervention.
· Chez les patients traités pour hypertension artérielle, l'arrêt des antagonistes du système rénine angiotensine (SRA) avant une anesthésie demeure la règle, surtout dans les situations où une importante variation de la volémie est pressentie.
· Chez les patients traités pour une insuffisance cardiaque, le maintien des antagonistes du SRA avant une anesthésie apparaît souhaitable, compte tenu de leurs effets bénéfiques sur la fonction ventriculaire gauche.
· Les IMAO de nouvelles générations ont simplifié grandement la conduite à tenir puisqu'il suffit de les interrompre 24 à 48 heures avant l'intervention.
· La Ldopa ne doit pas être interrompue, compte tenu du risque de réapparition d'un syndrome extrapyramidal et surtout de développer un équivalent du syndrome malin des neuroleptiques.
· Les biguanides doivent être arrêtés 48 heures avant une anesthésie en raison du risque d'acidose lactique.
· Il est conseillé d'interrompre la contraception orale et les traitements hormonaux substitutifs 4 semaines avant une chirurgie à haut risque thromboembolique.
· La suspension, même courte d'un traitement antirétroviral, peut induire rapidement une immunodépression importante et une augmentation de la charge virale.
· La corticothérapie au long court ne doit jamais être suspendue brutalement.
· La règle est d'arrêter l'isoniazide 8 jours avant un geste chirurgical et de garder un intervalle de 15 jours précédant la reprise du traitement.

tabiba138
30/01/2013, 16h34
salam
encore une fois merci MANAR baraka Allaho fiki

nour elhouda
31/01/2013, 22h34
Excellent partage MANAR,toujour à la hauteur merci:content2:.

Spécial-One
14/04/2013, 21h11
Salam alaykom
c'est trés interessant choukran :)
sinon j'aimerai bien savoir les chiffres tensionnelles qu'il faut respecter suite a un avc hémorragiques ou ischémiques ??
et surtout je veux savoir les chiffres qu'il ne faut pas craindre a distance de l AVc ( aprés quelques semaines , puis quelque mois ) !! merci Manar !!

MANAR
14/04/2013, 22h22
Salam ,


Respect de la tension artérielle car phénomène réflexe utile pour le parenchyme en hypoperfusion, respecter jusqu’à 220/120 mmHg : Ce pic hypertensif réactionnel contemporain à la phase aigue de l'AVC est le témoin de l'autorégulation du DSC (risque de nécrose de la zone de pénombre en cas d’abaissement intempestif des chiffres tensionnels)et qui se tend à se normaliser spontanément sans Trt anti HTA.


En phase aiguë, on ne traite (de manière progressive) qu’en cas de chiffres très élevés :

infarctus cérébral : HTA > 220/120 mmHg ;
infarctus cérébral si thrombolyse, ou hémorragie intraparenchymateuse : HTA > 185/110 mm H



Références:


http://devenirsoignant.over-blog.com/article-25206566.html
http://www.cen-neurologie.fr/2eme-cycle/Items%20inscrits%20dans%20les%20modules%20transver saux/Accidents%20vasculaires%20c%C3%A9r%C3%A9braux/index.phtml#IV


http://www.neuro-club.info/neuro-A.V.C.htm


http://www.sfmu.org/fr/formation/cours_sup/telecharger/?id=61


=======Cours détaillé +++


Pour la 2 ème question : Quels sont les objectifs tensionnels à distance d'un AVC si j'ai bien compris votre question ? c'est idem pour tout hypertenu < 140 < 90 : voir HAS 2005 ( malgré que les recommandations sont suspendues)


Autres réponses :interrogation:

Spécial-One
22/04/2013, 22h26
Merci Dr Manar !! c'est utile pour moi !! ;)

DCEMmedx
09/11/2013, 10h30
Bonjour état étudiant en médecine en France mais d'origine algérienne, je traine souvent sur le forum. Je me suis toujours posé la question sur les recommandations valides en Algérie d'une manière générale, est ce celles de sociétés savantes algériennes ? ou de sociétés savantes étrangères: France, USA...? J'ai vu que dans ce topic vous citez à de nombreuses reprises la HAS et la SFHTA, j'en ai déduis donc qu'on tiens compte des recommandations Françaises et j'aimerai de ce fait vous faire part de la dernière recommandation en matière d'HTA puisque c'est le sujet :p qui date déjà de début 2013 de la SFHTA (je n'ai vu personne la mentionner donc je me permet)

http://www.sfhta.eu/wp-content/uploads/2012/12/Recommandation-SFHTA-2013-Prise-en-charge-HTA-de-lAdulte.pdf

Pas de gros de changements en matière de traitement, hormis 2 choses
-Les objectifs tensionnels chez les diabétiques et l'IRC sont le même que ceux de tout le monde maintenant soit < 14/9
-Chez le plus de 80 ans: Plus de régime sans sel, Obj < 150 et SURTOUT PAS D'HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE

drbenlahcene
20/11/2013, 13h41
merci cendrillon pour cette etude qui tres interessante:content2: