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Cours de Medecine

non lus 01/12/2008, 18h04   #1
docteur sam
 
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Thumbs up Médicaments & Grossesse

Médicaments et grossesse

Généralités
Citation:
*Le risque lié à l'exposition à un médicament pendant la grossesse suscite de vives inquiétudes au sein du corps médical et du public. Même si cette inquiétude est le plus souvent largement majorée par rapport au risque réel, deux éléments méritent d'être pris en compte :
– la période à risque maximal correspond à celle où la femme et le médecin ignorent encore la grossesse. Il faut donc apprendre à raisonner non pas en terme de femme enceinte, mais en terme de femme susceptible d'être enceinte ;
– les données épidémiologiques fiables permettant d'évaluer le risque réel de chaque exposition sont rares.
* En pratique, la question du risque médicamenteux en rapport avec une grossesse peut se poser dans des situations très différentes :
– Avant l'exposition à un médicament ou avant la grossesse. Cette situation permet au médecin, éventuellement aidé par un Centre régional de pharmacovigilance (CRPV), de rassembler toutes les informations disponibles afin de choisir le médicament pour lequel les données expérimentales et cliniques sont les plus rassurantes. Il doit également programmer la surveillance de la mère et du foetus en cas de prescription.
– Après l'exposition à un médicament en cours de grossesse. Cette situation, la plus fréquente et la plus difficile, conduit à évaluer les risques pour l'enfant à venir alors que sa mère enceinte (ne le sachant pas le plus souvent) a pris des médicaments potentiellement dangereux, notamment en début de grossesse. L'attitude face à la grossesse se résume alors à un choix dichotomique : l'arrêter ou la poursuivre. La décision tient compte des informations à la disposition du prescripteur sur le médicament, mais aussi du désir des parents et de l'existence ou non d'un dépistage anténatal. En pratique, très peu de médicaments sont suffisamment tératogènes pour justifier une interruption de grossesse.
– Après la naissance. Il s'agit d'une démarche diagnostique rétrospective entamée devant un enfant porteur de malformations ou d'une autre pathologie. Se pose alors la question du lien possible avec une exposition médicamenteuse pendant la grossesse.
* Des informations sur des situations pratiques peuvent être retrouvées auprès des divers centres de pharmacovigilance régionaux (CRPV) comme auprès du centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT) pour des questions plus spécifiques sur la tératogénèse.
Épidémiologie
Citation:
* On estime qu'environ 50 % des femmes enceintes se voient prescrire au moins un médicament en cours de leur grossesse.
* La plupart des prescriptions sont des antibiotiques, des médicaments à visée gynécologique, des antiasthmatiques, des anxiolytiques.
* Globalement, 2 à 4 % des enfants naissent avec une malformation (mineure ou majeure), dont l'étiologie est inconnue dans 70 % des cas. Les causes médicamenteuses représenteraient 4 à 5 % des cas.
Le risque médicamenteux
* La femme enceinte et son futur bébé sont solidaires sur le plan physiologique et métabolique. À l'exception des molécules de poids moléculaire élevé comme l'insuline ou l'héparine, tous les médicaments pris par la mère passent de la circulation maternelle à la circulation foetale.
* L'analyse du risque médicamenteux nécessite une bonne connaissance du calendrier du développement intra-utérin et des caractéristiques du médicament. On distingue ainsi les risques liés à la période d'exposition au médicament et les risques liés au médicament lui-même. Il ne faut en effet pas seulement prendre en compte la durée de prise du médicament, mais la durée d'exposition à ce médicament, qui est égale à sa durée de prise + 5 fois sa demi-vie.
Arbres décisionnels
Citation:
Risque médicamenteux en fonction du terme de la grossesse

Liste des commentaires
Citation:
1 Connaissance du risque tératogène Les informations issues de l'AMM, dont le non-respect engage la responsabilité du prescripteur, figurent dans le Dictionnaire Vidal. Elles sont libellées de la manière suivante :
– L'utilisation du médicament est contre-indiquée pendant la grossesse en raison d'un risque malformatif ou foetotoxique prouvé dans l'espèce humaine. Une contraception efficace est obligatoire pour prescrire ce médicament.

– L'utilisation du médicament est déconseillée pendant la grossesse en raison d'une suspicion d'effet malformatif ou foetotoxique, mais elle n'est pas formellement proscrite si le bénéfice thérapeutique le justifie.

– L'utilisation du médicament est à éviter par prudence pendant la grossesse, car les données disponibles sont rassurantes mais encore parcellaires.

– L'utilisation du médicament est envisageable pendant la grossesse, car les données disponibles sont globalement rassurantes et doivent être enrichies.

– L'utilisation du médicament est possible pendant la grossesse, car les données disponibles sont rassurantes.




2 Médicaments non tératogènes Les médicaments dont on est certain, au vu des données et du recul d'utilisation, qu'ils ne font courir aucun risque tératogène, sont peu nombreux (ex. : paracétamol, amoxicilline).


3 Médicaments avec informations limitées * On sait qu'ils n'ont pas ou peu d'effet tératogène chez l'animal, mais on manque d'études et de recul sur leur utilisation dans l'espèce humaine.
* On doit prendre en compte, avant de les prescrire, la période et la durée d'exposition, la pathologie motivant la prescription et le rapport bénéfice/risque attendu.


4 Médicaments dont la tératogénicité est certaine * Certains sont des tératogènes puissants : dérivés du rétinol (acitrétine, isotrétinoïne), thalidomide, lénalidomide (voir plus loin). Leur utilisation est formellement contre-indiquée chez la femme enceinte ou en âge de procréer en l'absence de contraception.
* D'autres font courir un risque tératogène de moindre intensité : lithium, acide valproïque, carbamazépine, phénytoïne, AVK. La décision de les prescrire dépend des risques des traitements alternatifs et des possibilités de diagnostic anténatal.


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Dernière modification par docteur sam ; 01/12/2008 à 19h43.
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non lus 01/12/2008, 19h18   #2
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Par défaut Re : Médicaments & Grossesse



Citation:
Citation:

Cas particuliers
Citation:
-ANTIBIOTIQUES ET GROSSESSE :
* Les bétalactamines sont autorisées pendant la grossesse.
* L'utilisation des céphalosporines de 3e génération est envisageable.
* Les aminoglycosides sont pour la plupart déconseillés en raison de leur toxicité rénale et auditive. La kanamycine et la streptomycine sont contre-indiquées.
* L'utilisation de certains macrolides (érythromycine, josamycine, midécamycine, spiramycine) est envisageable pendant toute la grossesse. L'azythromycine n'est en revanche utilisable qu'au cours du 1er trimestre. La clarithromycine, la dirithromycine et la roxithromycine sont à éviter par prudence.
* L'utilisation des synergistines et des glycopeptides est envisageable pendant toute la grossesse.
* Parmi les quinolones de 1re génération, seul l'acide pipémidique est envisageable pendant toute la grossesse. Les autres sont déconseillés (acide oxolinique et fluméquine) ou à éviter par prudence (acide nalidixique).
* Les fluoroquinolones doivent toutes être évitées par prudence.

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non lus 01/12/2008, 19h19   #3
Toubib
 
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sameh tres interessant je t'assure merci
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ينام الحق احيانا لكنه لا يموت
فالابداع ان تبني جسرا من الامل فوق نهر من الياس
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non lus 01/12/2008, 19h22   #4
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Par défaut Re : Médicaments & Grossesse

- psychotropes et grossesse :
Citation:
* quand aucune période n'est précisée, l'information concerne la prise de psychotropes tout au long de la grossesse.
* la mention « en cours d'évaluation » pour certains médicaments signifie que l'expertise des données relatives à leur utilisation pendant la grossesse est en cours et qu'en l'état actuel, rien ne permet d'affirmer qu'une substance présente un risque particulier ou que son utilisation est possible pendant la grossesse.
* hypnotiques :
– benzodiazépines et apparentés sont à éviter, par prudence, du fait d'un risque de sédation néonatale, à l'exception du flunitrazépam, qui est déconseillé.
– parmi les antihistaminiques h1, l'utilisation de doxylamine est possible. Les autres sont à éviter par prudence du fait du risque néonatal de sédation et de signes atropiniques (tachycardie, etc.).
– le brome est contre-indiqué à partir du 2e trimestre.
* anxiolytiques :
risque de sédation néonatale.
– l'utilisation des benzodiazépines est envisageable, en dehors du clotiazépam et du loflazépate à éviter par prudence.
– les carbamates sont à éviter par prudence.
– parmi les autres anxiolytiques, l'utilisation de l'hydroxyzine est envisageable, celle de l'étifoxine est à éviter par prudence. Buspirone et captodiame sont déconseillés du fait d'un risque néonatal de signes atropiniques (tachycardie, distension abdominale, etc.).
* neuroleptiques :
* risque néonatal de sédation et de signes atropiniques et extrapyramidaux (hypertonie, etc.) majorés en cas d'association aux correcteurs antiparkinsoniens.
– parmi les phénothiazines, l'utilisation de la chlorpromazine est possible. L'utilisation des autres phénothiazines est envisageable, en dehors de la perphénazine à éviter par prudence.
– parmi les butyrophénones, l'halopéridol peut être utilisé. Les autres butyrophénones sont à éviter par prudence.
– l'utilisation des benzamides est envisageable, en dehors du sultopride qui est déconseillé.
– l'utilisation des diazépines et oxazépines est envisageable.
– les thioxanthènes sont à éviter par prudence.
– parmi les autres neuroleptiques, l'utilisation de rispéridone est envisageable. Celle des autres neuroleptiques est à éviter par prudence.
* antiparkinsoniens anticholinergiques :
* risque néonatal de signes atropiniques.
– l'utilisation des antiparkinsoniens anticholinergiques (bipéridène, trihexyphénidyle, tropatépine) est à éviter par prudence.
* médicaments utilisés pour le traitement de la dépendance alcoolique :
– l'utilisation d'acamprosate est envisageable.
– l'utilisation du disulfirame est déconseillée.
* médicaments utilisés pour le traitement de la dépendance aux opiacés :
* risque de sevrage néonatal.
– l'utilisation de méthadone est possible.
– l'utilisation de la naltrexone est envisageable.
– l'expertise des données relatives à l'utilisation de la buprénorphine pendant la grossesse est en cours d'évaluation.
* antidépresseurs imipraminiques :
– risque néonatal d'imprégnation (notamment atropinique) et/ou de sevrage (signes neurologiques, respiratoires et digestifs).
– l'utilisation d'amitriptyline, de clomipramine et d'imipramine est possible. L'utilisation de maprotiline est envisageable. Amoxapine, dosulépine, doxépine et trimipramine sont à éviter par prudence.
* antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (isrs) et antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (irsna)
* risque néonatal en fonction du profil pharmacologique de la molécule. Parmi les isrs et irsna, selon les résumés des caractéristiques des produits (rcp) :
– l'utilisation de la fluoxétine est possible.
– l'utilisation de l'escitalopram est envisageable.
– il est préférable de ne pas utiliser le citalopram, le milnacipran, la sertraline, ou la venlafaxine pendant la grossesse, trop peu de données étant actuellement disponibles.
– la paroxétine n'est à utiliser que si strictement nécessaire (risque de malformation cardiaque).
– l'expertise des données relatives à l'utilisation de la duloxétine et de la fluvoxamine pendant la grossesse est en cours d'évaluation.
* antidépresseurs imao :
* risque néonatal en fonction du profil pharmacologique de la molécule.
– les imao non sélectifs sont déconseillés.
– le moclobémide (imao sélectif) est à éviter par prudence.
* antidépresseurs non imipraminiques, non imao, non isrs , non irsna :
– l'expertise des données relatives à l'utilisation de la phytothérapie (millepertuis) pendant la grossesse est en cours d'évaluation.
– les autres antidépresseurs sont à éviter par prudence.

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Par défaut Re : Médicaments & Grossesse

Citation:
* Psychostimulants :
* Risque néonatal en fonction du profil pharmacologique de la molécule.
– Modafinil et sulbutiamine sont à éviter par prudence.
– Adrafinil et méthylphénidate sont déconseillés.
* Normothymiques (cf. tableau) :
– L'utilisation de carbamazépine est envisageable en l'absence d'alternative thérapeutique. Elle entraîne un risque accru de malformations (anomalies de fermeture du tube neural, fentes faciales, cardiopathies, hypospadias), dépistables à l'échographie. Si une grossesse est envisagée sous carbamazépine, une supplémentation en acide folique est nécessaire chez la mère (1 mois avant et jusqu'à 2 mois après la conception), ainsi qu'une supplémentation en vitamine K1 chez la mère (1 mois avant l'accouchement) et chez le nouveau-né.
– L'utilisation de lithium est envisageable en l'absence d'alternative thérapeutique. Elle entraîne un risque accru de malformations cardiaques. Risques néonataux (cardiaques, rénaux et thyroïdiens).
– L'utilisation de valproate de sodium, divalproate de sodium et valpromide est déconseillée du fait d'un risque accru de malformations (anomalies de fermeture du tube neural, fentes faciales, dysmorphies faciales, crâniosténoses, cardiopathies, malformations rénales, urogénitales ou des membres), dépistables à l'échographie et d'une légère diminution des capacités verbales et/ou une augmentation de recours à l'orthophonie ou au soutien scolaire.



Références

Citation:
« Médicaments et grossesse », Afssaps, 28 septembre 2006.
« Médicaments et grossesse : infectiologie », Afssaps, octobre 2005.
« Médicaments et grossesse : psychotropes », Afssaps, novembre 2007.
« Drug Use in First Pregnancy and Lactation », Olensen C. et al, European Journal of Clinical Pharmacology, 1999, n° 55, pp. 139-144.
« Teratogenicity of Recently Introduced Medications in Human Pregnancy », Lo W.Y. et al, The American College of Obstetricians and Gynecologists, septembre 2002, vol. 100, n° 3, pp. 465-473.



Mise à jour : 21/07/2008
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